Eloge du dedans

Analyse sur le rapport aux autres notamment par rapport au regard : ce que l’on voit de prime abord du “dehors” d’une personne transgenre et qui ne correspond pas toujours à son “dedans”.

Sous ce titre d’apparence un brin anodine se cache une réalité du quotidien que tout le monde connait : ce que vous êtes aux yeux des autres et ce que vous êtes par rapport à vous-même.

Loin de moi l’idée de modifier la perception sur les conventions ou de déblatérer sans fin sur les tenants et aboutissants d’une forme de vie jusqu’ici insoupçonnée à vos yeux. Dans ce billet d’humeur je vous narre juste la différence entre l’image qu’une personne peut projeter à son entourage (ici en l’occurrence un travesti épanoui) et le reflet que cette dernière se renvoie à elle-même lorsqu’elle se retrouve noyée dans le brouillard du doute.

Il s’agit de ce que l’on appelle parfois le mythe de “l’extraverti introverti”. Ou la dualité de deux situations contraires qui sont d’ordinaire assez éloignées et qui se retrouvent à devoir coexister ensemble pour le meilleur et (bien souvent) pour le pire.

Les grands personnages ont beau être très entourés ils peuvent se retrouver très seuls. Etre seul(e) avec soi-même et ses propres doutes et mystères comme tout un chacun bien entendu. Mais aussi et de façon très liée se mettre en marge de la socialité la plus évidente (aborder quelqu’un, aller faire ses courses, exercer un emploi, etc.). Qui n’a jamais connu cette situation, même passagère ?

Il faut relativiser en permanence

En plus de devoir s’assumer il faut surtout savoir relativiser en permanence pour ne pas involontairement faire fausse route dans le chemin qui mène au bonheur de l’épanouissement permanent. Etre ainsi c’est vivre un quotidien qui peut être défini comme normal pour soi mais terriblement “pas banal” pour les autres.

Dans cette même vie cela peut être perçu intérieurement comme un peu dingue pour soi mais en somme pas si extraordinaire pour les autres… Après tout les frontières d’identité de genre commencent à être un peu moins fermées. La transidentité par exemple : en tant que mœurs de la communauté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s & Transgenres) est quelque chose qui devient désormais un phénomène plus visible et mieux accepté (ou presque) par le commun des mortels.

Pourquoi donc s’offusquer que lors de situations en apparence inabordables pour une personne qui change de codes de genres certaines réactions soient étonnamment positives ?

Dissocier le vrai du faux

Par étonnamment positif je vous parle là de cas très concrets vécus personnellement et qui n’engagent que moi dans ma spécificité propre (homme travesti occasionnel non opéré hétérosexuel). Cela va du coming out (parce que c’est bien le seul terme par défaut à employer) à la recherche d’emploi en passant par la quête amoureuse.

Aussi stupéfiant que cela paraisse au premier abord j’ai tenté les trois et les trois ont fonctionné sans que cela altère la situation. Je précise néanmoins que certains faits sont à relativiser : depuis le coming out je n’ai pas perdu de relations (ou alors je ne pense pas). Pour le travail ça a failli marcher (ce sera l’objet d’un autre article). Et pour les amours il est important de mentionner que je suis encore célibataire et sans enfant à l’heure où j’écris ces quelques lignes. Sachons distinguer tout de suite ce qui est de l’ordre du crédible véridique et avéré de ce qui relève de la mythomanie la plus abracadabrantesque.

Le fait de se travestir de façon assumée ne vous met pas au dessus du lot. Néanmoins et malgré ce fait d’être désormais mis(e) au même niveau que tout le monde, il est important de préciser que l’indécision et le doute s’immiscent fréquemment dans les pensées et cela peut en devenir toxique.

Un rapport de force clairement en défaveur

Ce sentiment d’impuissance face à soi-même est renforcé lorsque l’environnement extérieur lui donne involontairement raison. Qui n’a jamais éprouvé des envies de revanche, de haine voire de meurtre lorsque tous les éléments sont contre vous ? Lorsqu’une personne se fait tirer dessus il est logique qu’elle réplique si elle en a les moyens pour éviter sa propre annihilation.

Hors dans le cas d’une personne un brin originale comme votre narratrice, il est des situations où le rapport de force est clairement en sa défaveur. Et ce même quand la riposte à l’outrage parait efficace.

Lorsque qu’une personne transphobe s’attaque à une personne transgenre (ou une personne stupide qui s’attaque à un travesti), le rapport en question est forcément inégal car il s’agit là d’un acte bien trop facilité puisque le cadre juridique est souvent mal défini. Car la responsabilité qui en découle peut rester aisément impunie. Les travestis et les transgenres resteront toujours d’un point de vue statistique moins nombreux que le reste de la population d’une société donnée.

La probabilité de croiser la personne ou non

Prenons un exemple aussi évident qu’indispensable pour cerner le truc : sauf si vous habitez dans une zone de non-droit où l’on parque une moitié de l’humanité derrière des volets, vous allez alors croiser dans la rue des personnes du même genre que vous et des personnes du genre opposé (des hommes et des femmes quoi!).

Admettons qu’en moyenne vous croisez une personne de chaque genre tous les quinze mètres (ce qui est une bonne moyenne lorsque l’on habite en milieu urbain). Vous marchez pendant une bonne heure. La probabilité de croiser dans ces 3600 secondes ne serait-ce qu’une seule et unique personne travestie ou transgenre tient encore aujourd’hui plus de la légende populaire que de la réalité….

Si chaque imbécile croisait tous les quinze mètres une personne trop originale à son goût, il est très certain que le rapport de force serait complétement changé et éliminerait du coup bien des idées noires auxdites personnes originales. Cela permettrait ainsi de se retrouver moins seul(e) avec soi-même.

Mais ça ce sera certainement dans une autre vie. Cette fameuse autre vie du “dedans” qui aimerait bien pour sortir de son isolement que les conditions y soient plus propices. Conditions qui viennent du “dehors”.

E D I T H D E N A N T E S

Si vous avez aimé cet article, alors vous apprécierez vraisemblablement celui-ci:
“Partenaire Particuli(è)r(e) cherche…”
https://edithdenantes.home.blog/2019/07/28/partenaire-particuliere-cherche-2/

Partenaire particuli(è)r(e) cherche… Pas simple quoi!

Tout est dans le titre. Ou presque. C’est ce que nous allons voir ici.

Dans la série des « tu as choisi une vie de solitude mon enfant » on ne pourrait pas trouver meilleure accroche. Dans cet article je vais vous livrer un point de vue qui, je l’espère, vous paraîtra relativement non dénué de sens tout en restant distrayant pour ne pas vous égarer en chemin.

Pour ma part (en tant que personne lambda et en tant que travesti qui s’assume), j’estime qu’être seul(e) est – à court terme – bien plus épanouissant que de vivre à deux surtout lorsque l’aspect de façade apparemment bien poli du pseudo couple se lézarde de façon irréversible.

Sur du long terme en revanche il est bénéfique de ne pas rester isolé(e). Vivre une histoire à deux car c’est quand même se donner la chance de s’ouvrir à une autre vie, de vivre des choses encore insoupçonnées jusqu’ici et qui se révèleront une belle aventure par la suite. Enfin si on y met du sien. Aussi.

Célibataire endurci(e) moi ?

A l’inverse il existe l’exact contraire qui permet d’éviter de façon constante les vicissitudes de la vie de couple. C’est bien évidemment le fait d’être seul(e). Mais à force de se détourner d’un choix de vie il y a le risque de l’enlisement de la situation sur du long terme.

On peut facilement tomber dans le piège du/de la« célibataire endurci(e) ». Mais loin de moi ce constat un brin triste. En effet ne plus vouloir s’abandonner à aimer c’est un peu le début de la fin non ? Tout devrait s’arrêter là maintenant comme ça ? Même si l’amour est difficile à dénicher, à garder, etc. il existe toujours une chance tant que vous êtes en vie. Ou alors je n’ai rien compris et il faudra écrire à la rédaction qui transmettra.

On parle tout le temps de cela en fait : trouver l’amour, encore et toujours. A un moment donné il existe une pression sociale qui intervient dans la vie d’une personne qui reste longtemps seule sur le plan sentimental.

La double peine de la double vie

Les personnes travesties et les personnes transgenres quant à elles vivent souvent une forme de double vie permanente. D’abord car beaucoup d’entre-elles ne vont pas jusqu’à entamer une apparence et/ou une transition définitive pour changer leur genre. Cela a l’air anodin mais s’assumer peut coûter très cher sur du long terme en relations humaines et possibilités de rencontres qui s’amenuisent avec le temps.

Et ensuite par-dessus tout cela (comme si ce n’était déjà pas assez difficile) on en rajoute une couche en les mettant très souvent à tort dans une case dont elles auront toutes les peines du monde à sortir. Comme une sorte de caste, ni plus ni moins.

On n’imagine pas à quel point c’est déroutant pour la personne travestie ou la personne transgenre que d’avoir à douter au quotidien de l’exactitude de ses choix. On vit souvent dans le “si”. Et “si” je n’avais pas été comme cela, et “si” je n’avais pas choisi d’être comme cela, etc.

Quel critère premier retient-on pour sortir avec quelqu’un?

C’est en effet quelque chose qui est assez méconnu et globalement sous estimé : s’il n’y a personne qui partage la vie d’une personne travestie ou transgenre c’est tout de même moins en raison de sa personnalité que de son apparence globale.

Avoir une relation avec elles n’est pas quelque chose de commun loin s’en faut. Mais l’inverse se prévaut-il également ? Recherchent-elles plutôt à rencontrer l’âme sœur (ou l’âme frère) parmi des personnes qui sont comme elles ? Et puis n’oublions pas qu’il existe des degrés parmi les transitions : un travesti n’est pas un transgenre et vice versa…

Quand j’emploi le mot vice n’y voyez pas là une forme de péché. Il s’agit juste d’une expression. Je précise pour les âmes simples qui seraient tentées de conclure que de toute façon un travesti est quelqu’un qui ne s’assume pas d’un point de vue sexuel. Là encore : en cas de contestation merci d’écrire à la rédaction qui transmettra.

E D I T H D E N A N T E S

Si vous avez aimé cet article, alors vous apprécierez vraisemblablement celui-ci:
“Eloge du Dedans”
https://edithdenantes.home.blog/2019/07/28/eloge-du-dedans/

Les Folles! [Ennemis du Travesti #05]

Certains travestis et femmes transgenres représentent un danger pour leurs semblables : en effet ce n’est pas parce que vous êtes ainsi que vous êtes dénué.e de défauts, tares et autres vices…

Dans notre série “Les Ennemis du Travesti” nous vous présentons des catégories de personnes qui peuvent mener la vie dure aux nénettes comme Edith de Nantes. Aujourd’hui les autres filles comme elle !

Un ennemi insoupçonné

Ces dernières peuvent en effet être une source d’ennui considérable pour leurs consoeurs.
En effet par leur haut degré caricatural elles peuvent faire pas mal de ravages.
Apprenons ici à nous méfier de certaines d’entre elles.

Nous avions déjà fait un article et une vidéo sur un thème très proche dans notre série intitulée “Le Genre pour les Nul.le.s – Les Filles Toxiques”. C’était déjà assez détaillé mais nous allons en rajouter une couche ici.

Tout le monde connait cette expression : l’homme est un loup pour l’homme. Eh bien pour certaines femmes c’est la même chose ! En effet il se peut que des fois elles se bouffent entre elles ! Par jalousie, par incompatibilité d’humeur, par divergence d’esprit… mais surtout par jalousie ! Eh oui des fois ça ne vole vraiment pas haut.

Etre une femme pour ces messieurs n’empêche pas d’être bête bien au contraire

Qu’on soit bien d’accord : les personnes qui se travestissent comme nous et qui le vivent de façon épanouie ont beaucoup d’ennemis. Des gens qui les rejettent à ceux qui les discriminent en passant par ceux qui les méprisent. Mais le fait d’être travesti n’empêche pas d’être source de bêtise et de pauvreté comportementale pour autant.

Quand on fait la part des choses on se rend compte que ces derniers peuvent poser des problèmes à leurs congénères, (confrères ou consoeurs appellez cela comme voudrez). Qui n’a jamais eu un pote un brin saoulant dans ses relations ? Qui n’a jamais eu à faire à un imbécile de première ou à une garce de compétition lors d’échanges un brin tendus à tous les échelons de la vie ?

Alors et pour conclure là-dessus on vous invite à regarder la vidéo suivante afin de vous en faire une idée plus concrète. Encore une fois que vous soyez comme nous ou non, vous allez y apprendre quelque chose.

Infos sur la vidéo de l’article

Il s’agit pour la petite histoire de la vidéo pilote de la chaîne youTube! C’est en effet la toute première que nous avions réalisée. Cela peut entraîner quelques incohérences notamment en fin de séquence lorsque les Edith annoncent des vidéos à venir (qui étaient déjà publiées à ce moment-là!). Le sujet quant à lui m’avait particulièrement inspirée…

Note : cette vidéo ainsi que celles de la série intitulée “Les Ennemis du Travesti” peuvent paraître au premier abord comme particulièrement véhémentes voir injustifiées dans leurs récits et conclusions. Cela n’a pas pour but de stigmatiser une ou plusieurs catégories particulières d’individus.

Non il s’agit juste de se moquer un peu avec un soupçon d’irrévérence de situations conflictuelles engendrées par des comportements indélicats et que vivent parfois les gens comme nous dans cette société qui s’ensauvageonne de plus en plus et sous des formes aussi diverses que variées. Plutôt que de subir et de nous victimiser comme certains de nos adversaires (ou à l’inverse de rageux/rageuses de la cause) nous préférons évidemment en rire.

Et une dernière chose : rien n’est fictif, tout est authentique.

E D I T H D E N A N T E S

+ petite définition de la notion “exagération” (ça ne mange pas de pain)
https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/exageration/

+ petite définition de la notion de caricature (ça aussi ça ne mange pas de pain)
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/caricatural_caricaturale_caricaturaux/13297

→ vidéo “Le Genre pour les Nul.le.s – Les Filles Toxiques”
https://www.youtube.com/watch?v=q0hz-CEv4LE

→ vidéo “Quiz Spécial Cisgenres!”
https://www.youtube.com/watch?v=WwbI01B-f7w

Aller Chercher du Pain [Les Sorties #06]

Quelques petites choses bien utiles lors des premières sorties pour les filles à la Edith qui cherchent à s’assumer et/ou qui vivent leur vie au grand jour.

Cet article s’adresse surtout aux hommes travestis qui effectuent leurs premières sorties en tant que femme. Ici il s’agit d’aller chercher… du pain.

Dans cette séquence nous encouragerons les hommes travestis qui n’osent pas faire leurs premières vraies sorties en extérieur à se roder avec des exercices simples. Pas la peine d’en faire trop pour débuter en étant “vous-même” : commencez déjà en allant chercher du pain.

En quoi est-ce si important?

Vous allez me dire : en quoi aller à la boulangerie est-il si important pour un travesti ? Je vous arrête tout de suite si vous avez tendance à extrapoler les choses : il ne s’agit pas ici d’acte militant, d’attentat à la pudeur ou encore d’un festival de mauvais goût que d’inciter des hommes à se travestir pour aller chercher leur pain.

Il faut comme très souvent contextualiser le propos pour mieux le cerner. Lorsque l’on se travesti et que l’on souhaite s’épanouir un peu plus, on se heurte très vite à l’épreuve des sorties en extérieur. Il s’agit d’une étape fondamentale dans la vie de celui qui souhaite dépasser son statut de travesti de salon, personnage qui n’ose pas aller plus loin dans son épanouissement et ce pour tout un tas de raisons (discrétion, introversion, quartier sensible, tiers personnes avec qui ça ne le fait pas, etc.).

Combien de consoeurs comme moi ou d’autres ont réalisé leurs premières “expéditions” de nuit ou au petit jour dans leur quartier ou en rase campagne… Et qui continuent à ne faire que cela pendant des années voir des décennies? On peut s’en contenter mais si on veut évoluer il faut bien un jour passer à autre chose. Quelque chose d’un peu plus risqué car cela va entraîner une interaction directe avec une ou plusieurs autres personnes.

Vous voyez où je veux en venir? C’est alors que parmi toute une série de sorties possibles (faire des courses, aller au cinéma, se balader dans un parc ou même juste faire un tour en voiture) il en existe une qui est à la fois simple et vraiment efficace pour se roder et s’affirmer : aller dans un commerce de proximité tel qu’une boulangerie par exemple.

Bon pour le rodage

Je recommande chaudement pour tout homme travesti comme moi de pratiquer dès que possible cette habitude qu’il pourra d’abord considérer comme un peu dingue et qui avec le temps deviendra terriblement banale. C’est la peur du regard de l’autre qui paralyse les gens de ma catégorie et les empêche de vivre la vie qu’ils méritent. Et la dépasser sur des choses telles que le “gag” du pain c’est déjà une petite victoire qui pourra en entraîner d’autres.

Si vous voyez quelqu’un comme moi avec une baguette dans la main (ou toute autre victuaille alimentaire) quel va être votre premier réflexe? De vous dire que c’est quelqu’un qui ne s’assume pas dans la vie? Ce ne serait pas plutôt l’inverse? Pour avoir assez de cran pour pouvoir faire cela c’est signe que la personne s’assume. Et qu’elle est plutôt sur la bonne voie non?

Une seule nuance…

Dans les sources qui accompagnent l’article j’aurai pu donner un lien vers le site de ma boulangerie préférée… Cela fait des années que j’y vais et c’est ce qui m’a permis d’écrire cet article. Ce n’est pas que je ne souhaite pas que cela devienne le nouvel endroit à la mode parce que c’est là qu’Edith de Nantes va y chercher son pain pain. Alors pourquoi si je m’assume au point de pouvoir (presque) tout faire je ne l’ai pas fait ?

En fait c’est aussi pour éviter que des personnes mal intentionnées m’y attendent un jour… J’ai pas envie de me prendre une tarte ! Pas folle la guêpe !

E D I T H D E N A N T E S

+ Si vous avez faim c’est par là
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boulangerie

→ vidéo “Pourquoi pratiquer des sorties lorsque l’on est travesti?”
https://www.youtube.com/watch?v=NO-CzZmiQj0

Aller à une Pride [Les Sorties #05]

Petite définition avant d’aller plus loin : c’est quoi une Pride? Et d’ailleurs ça veut dire quoi cela “Pride”?

Un peu d’Histoire

Une Pride (ou Fierté en anglais) est une manifestation du mouvement LGBT destinée à donner une visibilité aux personnes homosexuelles, bisexuelles, queer, transgenres ou autres et à revendiquer la liberté et l’égalité des orientations sexuelles et des identités de genre. Si vous allez sur Wikipédia vous trouverez exactement la même définition au mot près. Normal car c’est moi qui l’ai faite !

Derrière cette petite blague je tenais à mentionner que cette définition est tellement parfaite que j’ai souhaité vous la faire partager ici dans sa version la plus épurée et non retouchée. Bon pour la suite en revanche c’est de mon cru. Le sample s’arrête là.

A l’heure où j’écris ces lignes nous sommes en 2019 qui est l’année du cinquantième anniversaire des émeutes de Stonewall aux Etats-Unis et qui furent à l’origine de la création de cette manifestation (comme expliqué dans la vidéo).

D’abord assez confidentielles puisqu’elles avaient peu de succès entre les années 70 et 80, les Prides ont commencé à devenir de plus en plus organisées et conséquentes à partir des années 90 et ce dans l’ensemble des pays occidentaux ouverts aux mœurs LGBT.

Pas partout

Parce que oui inutile de vous préciser que ce genre de manifestation n’existe pas encore dans le monde entier, et ce malgré qu’il existe partout sur Terre des personnes LGBT. Hélas certains pays voire continents sont encore particulièrement réticents à laisser libre court à ce genre de festivités.

Dans un monde aux multiples cultures qui n’avancent pas à la même vitesse, il n’est donc pas étonnant que les Prides ne peuvent pas être organisées partout de la même façon. Quand bien même elles peuvent avoir lieu… Même dans des pays dits “évolués” sur la question il est important de préciser qu’elles auront toujours leur utilité en terme de représentation et de visibilité des communautés LGBT. Il est vital qu’elles se déroulent toujours par solidarité avec les pays où ces dernières sont entravées.

Les Prides ont aussi lieu pour contrecarrer toute forme de régression là même où elles ont lieu. C’est le cas d’une des plus fameuses qui est celle de Tel Aviv en Israël où des gens ont commencé à se dire il y a quelques années que désormais il n’y aurait même plus besoin de faire de Pride tant la paix sociale règne et que les mœurs LBGT sont parfaitement intégrés dans la société locale de cette grande agglomération.

Fort heureusement de très nombreuses autres personnes sont plutôt contre ! On ne sait jamais ce qu’il peut advenir dans les temps à venir effet. Donc le principe de précaution s’applique.

A quoi cela ressemble?

Mais concrètement cela ressemble à quoi? Eh bien comme je dis toujours participer à un défilé de la Marche des Fiertés est toujours un excellent moment, de par son ambiance et sa convivialité. C’est comme le carnaval. Mais avec du meilleur son et sans les gosses !

Vous y verrez en effet des sound systems (des dispositifs de sonorisation) plus ou moins imposants déployés sur des chars qui défilent suivi par la foule (en général des semi-remorques transformés pour l’occasion en plateformes sur lesquelles évoluent des danseurs/danseuses au son des disques mixés par des DJs). Enfin la musique est très souvent à dominance électronique (house, techno, etc.). Autant vous le dire de suite : si vous n’êtes pas très adepte du gros son, ça va être un peu délicat pour vous. Mais pas impossible pour autant. Tout est affaire de motivation.

Traditionnellement les Prides ont lieu une fois dans l’année au mois de juin (mois anniversaire des émeutes de 1969). En général il y fait beau et c’est en journée. Gare aux coups de soleil et autres insolations !

Même seul.e vous n’êtes pas seul.e !

Dernière chose : si vous êtes comme Bibi un homme travesti qui a mis un peu trop longtemps à s’épanouir et à se sentir bien en extérieur, je vous recommande chaudement d’y aller. Vous allez pouvoir vous mêler à une foule qui est tout sauf hostile. Vous n’y risquez rien ! Au contraire vous passerez plutôt inaperçue car vous ne devrez pas être la seule !

On croise forcément des gens un peu étonnés sur les alentours proches lors du défilé mais il est très rare d’y croiser d’authentiques anti-LGBT ou tout autre individu à caractère belliqueux qui ne supporte la vision de ce cauchemar vivant pour son petit être. Et si par malheur vous en croisez et que votre accoutrement ne leur sied pas, je vous encourage vivement à ne surtout pas vous écraser. Eh oui c’est cela que d’être fier/fière.

C’est d’ailleurs pour cela que je recommande chaudement de voir la vidéo suivante pour conclure là-dessus. Bonus : vous m’y verrez danser un peu (bon d’accord c’est tourné en studio). Mais ça forcément c’est collector.

Petit guide de ce qu’est une Pride et conseils pratiques pour y participer. Vous verrez on s’y amuse un peu…

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur les Prides (vous y retrouverez ma petite définition évoquée plus haut!)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_des_fiertés

+ d’infos sur les moeurs et la communauté lgbt
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lesbiennes,_gays,_bisexuels_et_transgenres

+ d’infos sur notre art de vivre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travestissement

→ vidéo “Quiz Spécial Cisgenres!”
https://www.youtube.com/watch?v=ZZu4g_uvOQg

→ vidéo “Pourquoi pratiquer des sorties lorsque l’on est travesti?”
https://www.youtube.com/watch?v=NO-CzZmiQj0

Travestissement & Homosexualité [Le Genre pour les Nuls #02]

Dans notre série éducative “Le Genre pour les Nul.le.s” voici comment distinguer travestissement et homosexualité.

Parce que dans l’imaginaire collectif un.e travesti.e est forcément homosexuel.le…
Parce que selon le même raisonnement simpliste l’inverse doit l’être également…
Normalement vous n’aurez plus d’excuses après avoir vu cette vidéo pour saisir la différence profonde entre se travestir et être homosexuel.le.

Dans notre série intitulée “Le Genre pour les Nul.le.s“, nous allons aujourd’hui attaquer un gros morceau : comment bien dissocier deux notions qui sont complètement différentes à savoir l’homosexualité et le travestissement.

Quelques petites définitions…

Rapides définitions pour bien déterminer de quoi on parle : être homosexuel.le c’est éprouver une attirance affective, physique, amoureuse pour une personne du même sexe que soi. Un homme avec un homme ou une femme avec une femme. Quant à être travesti c’est seulement reprendre les codes esthétiques du genre opposé au sien pour en avoir l’apparence.

J’espère qu’on ne vous a pas perdu là… Avant de passer à la suite vous pouvez relire le paragraphe précédent personne ne verra que vous n’avez pas tout pigé. Sinon si c’est bon pour vous on passe à la suite.

Pour beaucoup, être travesti (ou femme transgenre ou transformiste ça marche aussi) c’est forcément être un peu homosexuel.le… A l’inverse être homosexuel.le c’est forcément être un peu travesti sur les bords. Mais c’est bon sang bien sûr ! Surtout chez les hommes gays. Après tout ne cherche t’on pas à déterminer dans un couple de gays lequel des deux porte la culotte ? Lequel des deux fait la femme ? Pour tordre le coup une bonne fois pour toutes à ces clichés qui sont des plus désolants, il convient de bien séparer ce qui est de l’ordre de la sexualité (l’homosexualité) de ce qui de l’ordre de l’apparence (le travestissement).

Pas de statistiques

Pour beaucoup, être travesti (ou femme transgenre ou transformiste ça marche aussi) c’est forcément être un peu homosexuel.le… A l’inverse être homosexuel.le c’est forcément être un peu travesti sur les bords. Mais c’est bon sang bien sûr ! Surtout chez les hommes gays. Après tout ne cherche t’on pas à déterminer dans un couple de gays lequel des deux porte la culotte ? Lequel des deux fait la femme ? Pour tordre le coup une bonne fois pour toutes à ces clichés qui sont des plus désolants, il convient de bien séparer ce qui est de l’ordre de la sexualité (l’homosexualité) de ce qui de l’ordre de l’apparence (le travestissement).

Là encore on mettra de côté le raisonnement stéréotypé qui consiste à croire que dans le cadre d’une relation avec un homme un travesti habillé en femme est non plus un gay mais un hétéro puisqu’ainsi formé le couple est composé de deux genres…

Ça va ? Vous arrivez toujours à suivre ? Pas évident tout cela. Et c’est encore plus complexe lorsque la première réaction de base d’une personne transphobe sur les bords et donc souvent volontairement agressive emploie une expression de style “pédé“, “tapette“, etc. Savez-vous que ces termes sont des insultes offensantes et qu’elles méritent un amour de procès pour la personne qui abuse de ces mots indélicats dans sa diatribe ?

Nous avons un autre article intitulé “Le Vivre Ensemble : Battle Travesti vs Petite Merde” qui traite plus en détail ces quelques subtilités de langage inadéquat. Un lien vous est proposé en fin d’article si cela vous intéresse.

C’est juste un petit coup de gueule

Revenons à nos moutons. Alors oui là ça se ressent je pousse un petit coup de gueule parce que je parle en toute connaissance de cause.

J’ai eu des périodes de ma vie où j’ai testé tout un tas de choses afin d’en savoir plus sur moi et moins douter. Je peux donc vous affirmer ici ou dans le blanc des yeux si on se croise un jour que je suis travesti ET hétérosexuel. La plupart de mes partenaires femmes l’ont toujours su et à chaque fois les ruptures se sont faites pour des motifs autres. Ou alors elles n’ont pas osé me le dire. Après vous êtes libre de me croire ou non mais je ne pense pas que ma grande passion en était réellement la cause.

Bref à vous qui lisez ces quelques lignes : mettez-vous quelques instants à ma place. Imaginez que vous êtes un travesti et que l’on vous rabâche à longueur de temps que vous n’êtes rien d’autre au mieux qu’un homosexuel refoulé. Ou au pire une vulgaire “tapette” pour les indélicats les plus crasseux. Ah désoléE mais je crois que ce n’est pas le bon terme là…

On est bien d’accord ce n’est pas le fait d’être considéré comme homosexuel qui est déplaisant : c’est le fait que de pas savoir employer le bon mot pour désigner la personne. L’inverse (un homme gay se faisant traiter de “sale hétéro“) est tout à fait valable. De toute façon lorsqu’un idiot dit de moi que je suis homosexuel selon sa vision des choses, je ne fais rien pour systématiquement imposer l’inverse. Je préfère laisser cette personne s’humilier elle-même.

La jurisprudence Chaplin

Vous savez dans les années 30 Chaplin était considéré comme Juif par les nazis du Troisième Reich allemand. Hors pas de pot pour ces imbéciles de marcheurs au pas de l’oie car Chaplin n’était pas Juif. Mais là où c’est intéressant c’est que l’interprète de Charlot n’a jamais rien fait pour prouver le contraire… Il estimait en effet que cela aurait servi ces détestables personnes.

Alors attention je ne dis pas que toute personne qui ne porte pas dans son coeur les personnes comme moi est forcément en phase avec la doctrine nationale-socialiste. Par contre il doit avoir quand même au fond du crâne un joli petit côté fachiste que n’aurait pas renié à la même époque des gens éclairés comme l’Etat français entre juillet 1940 et août 1944…

L’envie de meurtre

Avouez que l’envie de meurtre n’est pas loin lorsque comme moi, on tient aux principes de bonne conduite, de respect et de tolérance… et que toutes ces valeurs sont malmenées par des gens qui feraient mieux de se documenter plutôt que d’adopter systématiquement un réflexe reptilien des plus détestables.

Pour ne rien arranger les choses, certains travestis sont vraiment gays. Personnellement j’assume très bien mon penchant pour le travestissement et sans être homosexuel mais il m’arrive moi aussi de me mettre à la place d’un imbécile qui n’apprécie pas en apparence mes penchants. Ça doit pas être simple non plus de vivre non pas une mais deux choses que la morale de certains dément…

Un petit quiz vous est proposé en fin de vidéo pour voir si vous avez bien compris ce que l’on vous a expliqué dans cet article. J’espère que cela dédramatisera un peu toute cette prose que je l’espère vous n’aurez pas trouvée trop véhémente mais totalement cohérente et justifiée.

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur notre art de vivre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travestissement

+ d’infos sur les moeurs et la communauté LGBT
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lesbiennes,_gays,_bisexuels_et_transgenres

→ vidéo “Le Travestissement : un art de vivre”
https://www.youtube.com/watch?v=uJ0jOHzzHbs

→ vidéo “Battle Travesti vs Petite Merde”
https://www.youtube.com/watch?v=r6nyOcSTW6Y

→ vidéo “Quiz Spécial Cisgenres!”
https://www.youtube.com/watch?v=ZZu4g_uvOQg

Présentation Chaîne vidéo [Promo]

Mais qu’est-ce donc qu’E D I T H D E N A N T E S? Ou tout du moins à quoi correspond ce concept sous son format vidéo qui est actuellement disponible en ligne sur YouTube?

Présentation du personnage

Il s’agit d’une chaîne de vidéos YouTube ayant pour thème principal le Travestissement et qui développe des contenus divers sur un ton résolument humoristique pour tous publics (travesti ou non, cisgenre ou transgenre, etc.). A travers de nombreux articles de ce blog, nous nous servons d’ailleurs de la chaîne vidéo pour illustrer de façon dynamique certains des contenus que nous proposons.

Ici il n’est pas vraiment question de tutos classiques sur des sujets habituels que d’autres font déjà (maquillage, chaussures…). C’est en effet des sujets qui reviennent très souvent sur les chaînes similaires et nous préférons laisser cela à d’autres qui le font plutôt assez bien dans leur ensemble.

Non il s’agit plutôt de petites chroniques très concrètes sur le quotidien de certaines personnes disons un brin originales à la Edith de Nantes ainsi que les possibilités de pouvoir vivre pleinement sa vie sans se cacher (enfin quand c’est possible). Nous proposons aussi des contenus dans lesquels le travestissement se retrouve n’être qu’une trame de fond. C’est notamment le cas dans les quelques petites web séries que nous mettons tout doucement en place en cette fin d’année 2019.

Je sais de quoi je vous parle

Etant une personne concernée (homme travesti), je traite de thématiques spécifiques qui distillent notamment des conseils pour les personnes qui sont comme moi afin de les aider à pouvoir s’épanouir. Et comme un bonne partie de mon public n’est pas comme moi, je m’adresse également à lui à la fois avec des vidéos pour en savoir plus sur les nombreuses subtilités de mon milieu. Et je développe aussi avec un contenu plus diversifié le tout sur un ton résolument humoristique. Ne soyons pas sectaires ou communautaristes tout de même ce serait le comble il y en a déjà bien assez dans ce fichu pays !

Les personnes comme nous (assumées ou pas) apprécieront certainement.
Les personnes qui ne sont pas comme nous pourront découvrir quelques trucs sur cet univers pas si étrange que cela au premier abord.
Enfin les personnes pas comme nous qui n’aiment pas les personnes comme nous pourront constater que ce monde peut continuer de tourner sans elles.

N’hésitez pas à commenter, liker, partager ce “genre” de choses. Notre chaîne YouTube ainsi que nos différents réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram…) sont à votre disposition pour vous renseigner au mieux et échanger avec vous si vous le souhaitez. Et toujours dans le respect de l’autre of course.

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur notre art de vivre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travestissement

+ d’infos : être transgenre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Transidentité

+ d’infos : être cisgenre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cisgenre

+ d’infos : être transphobe
https://fr.wikipedia.org/wiki/Transphobie

→ Web Série “Ma Psy”
https://www.youtube.com/playlist?list=PL-eV9d7yJIdZ1rhOTXzKHeW4bfsXG3vOu

→ Web Série “La Joueuse de l’Evier”
https://www.youtube.com/playlist?list=PL-eV9d7yJIdYZS17vFcm3lk2ly4XRQ190

Critique Film “Girl”

Analyse du film “Girl” de Lukas Dhont sorti en 2018 et présenté lors du Festival de Cannes 2018 dans la sélection Un Certain Regard. Nous vous proposons ici un article de fond et une vidéo explicative en complément à la fin de ce dernier.

Rarement on aura filmé la transidentité sous cet angle et ce n’est pas souvent qu’une telle interprétation n’aura suscité autant d’éloges. “Girl” est un bon film, un très bon film même mais il faut bien se mettre à l’idée que cette histoire particulièrement dure peut rebouter plus d’un(e) cinéphile averti(e). Explications.

Un sujet fort et des acteurs qui jouent au plus juste

Girl” raconte l’histoire de Lara, jeune femme transgenre qui poursuit deux objectifs principaux tout au long du film : devenir danseuse classique au sein d’une école de danse spécialisée et accélérer son processus de transition pour passer d’homme à femme.

En plus d’un physique relativement androgyne qui lui a permis d’être crédible dans son rôle de femme transgenre, le jeune acteur belge Victor Polster interprète brillamment son personnage à tel point qu’on est complétement soufflé.e par cette ambivalence permanente qui nous fait oublier l’homme derrière la femme. C’est impressionnant de livrer une telle performance à un âge aussi précoce (il n’avait que 17 ans lors du tournage) et sa prestation lui a valut (tout comme le film) plusieurs prix et récompenses dûment mérités.

Sans entrer dans le développement de l’intrigue (voir la vidéo pour plus d’infos), on peut vous prévenir qu’il s’agit-là d’un drame pur et dur, réalisé de façon très classique et de façon quasi contemplative. Pas de musique, pas de scène d’action, peu de dialogues, une caméra qui filme souvent assez près des corps, des jeux de regards qui ont disent plus que de longs échanges, de longs plans avec des acteurs qui discutent souvent avec un interlocuteur situé hors champ… Voici quelques uns des figures de style qui parcourent ce film à la beauté aussi simple que clinique.

Une réalisation au service de l’histoire

Souvent froide, dépouillée, la réalisation n’en est pas moins au service de cette histoire à la fois troublante et terriblement humaine (la relation père/enfant est sublimée par des acteurs filmés jusqu’au tréfond de leurs âmes plus ou moins malmenées tout au long du récit). Rien de larmoyant, rien de sensationnel, juste des sentiments et des ressentis infiniment touchants.

Plusieurs scènes sont difficiles à voir et on souffre pour le personnage de Lara qui apprend à la fois la vie en se prenant des coups (une souffrance physique particulièrement dure, une frustration amoureuse, une scène d’humiliation…) jusqu’à son dénouement que nous ne vous dévoilerons pas ici (attention nous en parlons largement en fin de vidéo si vous souhaitez la regardez).

On vous recommande chaudement ce film, que vous soyez transgenre ou non. Car bien au delà de cette histoire de mœurs LGBT, il s’agit bel et bien d’une ode à l’amour, à la famille, et par dessus tout, à la vie. Vous devrez néanmoins juste bien savoir où vous mettez les pieds en allant le voir et il est peut être nécessaire de se réserver un petit temps de réflexion après l’avoir vu. Vraiment. C’est en effet le genre d’œuvre dont on ne sort pas complètement indemne à la fin…

Pour ce qui de notre analyse vidéo qui accompagne cet article sachez que nous dévoilons des éléments clés de l’intrigue à partir de 05:08!

Quelques coupes dans la narration de la vidéo sont visibles par instants.
C’est normal : avez-vous déjà essayé de parler tout(e) seul(e) pendant plus de 35 minutes d’un sujet unique sans vous égarer? Et de ne retenir que les 17 minutes de blabla les plus cohérentes?

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur ce film
https://fr.wikipedia.org/wiki/Girl_(film,_2018)

+ d’infos sur la Transidentité
https://fr.wikipedia.org/wiki/Transidentité

+ d’infos sur les moeurs et la communauté lgbt
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lesbiennes,_gays,_bisexuels_et_transgenres

→ vidéo Critique Film “Les Crevettes Pailletées” [2019]
https://www.youtube.com/watch?v=9ePbIoPRKw8

→ Vidéo Présentation Chaîne Vidéo (Version Courte)
https://www.youtube.com/watch?v=DCrlVIyW7gk

Comment saluer un travesti? [Vivre Ensemble #01]

Quels gestes adéquats faire pour saluer une personne à la Edith?

Aujourd’hui il s’agit d’un comportement qu’il faut adopter lorsque l’on croise ce “genre” de “fille” de “type” homme travesti. C’est d’ailleurs aussi valable avec un “genre” de “mec” de “type” femme travestie. Oui je sais c’est pas évident…

Pas forcément un dilemme

Loin de nous l’envie de vouloir dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Et encore moins de mettre au banc les gens qui commettent ces petits impairs. N’empêche. Des fois certains se comportent de façon tout à fait volontaire et réfléchie. Et dans un cas de la sorte, cela mérite bien un article sur ce supposé dilemme qui dans leur petite tête n’en est pas vraiment un !

Aujourd’hui il s’agit d’un comportement qu’il est préférable d’adopter lorsque l’on croise ce “genre” de “fille” de “type” homme travesti. Cela peut d’ailleurs être aussi valable avec un “genre” de “mec” de “type” femme travestie. Oui je sais c’est pas évident mais bon c’est le progrès et des fois on s’y perd…

Un geste d’une grande maladresse

Serrer la main à un travesti qui s’assume pleinement au lieu de lui faire la bise peut être anodin en apparence. Ce geste est pourtant un brin maladroit : cela lui rappellera à cette “fille” dans quelle case l’autre l’enferme (sans forcément le vouloir d’ailleurs ce qui est encore plus idiot).

Ceci est particulièrement désobligeant et pire, humiliant pour la personne concernée. Avouez-que c’est un peu inconvenant et que cela peut vite créer un réel malaise pour elle. Si cette dernière a un minimum de d’assurance en société doublé d’un répondant assez corsé, vous imaginez assez aisément le tableau… Sans se victimiser, il ne faut pas pour autant laisser passer cela.

Un sujet qui étonnement divise encore

Je dois sans doute être un peu naïve car pour moi tout devrait être si simple…

Récemment un membre de ma famille m’a rapporté qu’un petit débat avait eu lieu avec ses collègues de travail à la suite de la lecture de cet article. Et étonnement ces derniers étaient assez divisés sur ce sujet (comme beaucoup de gens et comme sur tant d’autres sujets traitant de travestissement et de transidentité).

Dans le cas du salut (serrer la main plutôt que de faire la bise) il existe un ressenti supplémentaire particulièrement lancinant qui est le même aussi bien pour la personne “débutante” que pour celle qui est un peu plus “aguerrie” comme votre narratrice. Que ce soit lors des premières sorties ou après des années de vie épanouie. Croyez-nous.

Dans les deux cas ce n’est guère sympathique à vivre. Personnellement je trouve que c’est indéniable : refuser de faire la bise à une personne comme moi c’est du même niveau qu’une insulte verbale. Et pourtant je ne suis pas du style à vouloir me victimiser comme tant d’autres le font trop souvent.

Et pour finir un dernier truc : cela n’a rien de militantif. C’est juste du bon sens. Si c’est trop obscur pour vous, regardez donc cette vidéo et n’hésitez pas à la commenter.

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur l’art de faire la bise
https://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser

+ d’infos sur l’art de serrer la main
https://fr.wikipedia.org/wiki/Poignée_de_main

→ vidéo “Quiz Spécial Cisgenres!”
https://www.youtube.com/watch?v=ZZu4g_uvOQg

→ vidéo “Dire Bonjour Monsieur ou Bonjour Madame?”
https://www.youtube.com/watch?v=QplX27i7-EE

Les Femmes! [Ennemis du Travesti #04]

A défaut d’être complexé, être travesti en tant qu’homme avec des femmes peut se révéler… compliqué.

Dans notre série vidéo “Les Ennemis du Travesti” nous vous présentons des catégories bien déterminées d’individus qui peuvent mener la vie dure aux petites nénettes comme ma petite personne.

Dans ce quatrième épisode, nous avons choisi de faire un article consacré aux femmes car ces dernières peuvent également être dans certaines situations une source de difficultés pour les travestis (et les femmes transgenres d’ailleurs). Avant de nous traiter de quelque chose que nous ne sommes pas, regardons ensemble la suite.

Le monde des femmes est particulièrement cruel

Ah les femmes ! Si belles et si idéalisées que certains hommes se retrouvent pleinement en elles au point de vouloir être comme ces dernières ! Sauf que des fois celles-ci pourront vite les faire redescendre de leur petit nuage. Si le monde des hommes est souvent dépeint comme violent et sans pitié, celui des femmes peut l’être tout autant. Pour le vivre des deux côtés du miroir, je peux vous en parler avec crédibilité et sans prétention.

Contrairement à d’autres adversaires que nous avons évoqué lors d’articles précédents (les jeunes, les moqueurs, les pervers), les femmes sont peut être la catégorie qui est la moins dangereuse pour les travestis et les femmes transgenres. Dans le second cas il s’agit des transgenres MtF (“Male to Female” ou “d’Homme à Femme” si vous préférez).

Hormis les très jeunes femmes et ados (de la catégorie dite des “jeunes”), ce ne sont pas elles qui vont aller jusqu’à effectuer de vilaines choses que redoutent les personnes comme moi (nous insulter, vouloir se battre contre nous, nous traquer, etc.). Oui je sais le tableau n’est pas rose. Mais il est réaliste car c’est la dure réalité avec laquelle les travestis qui s’assument doivent composer. La cacher ou la sous-estimer est se rendre complice d’actes ignobles de violence psychologique et/ou physique que subissent les gens comme moi. Et les femmes aussi d’ailleurs. Eh oui les filles même combat !

Plus subtiles que d’autres adversaires classiques

Je m’égare un peu : les femmes sont bien plus subtiles lorsqu’elles décident de dénigrer un homme qui se travestit (encore une fois c’est seulement certaines d’entre-elles et dans certains cas que cela se produit). Cela m’arrive rarement mais je suis sûre de cela. Il s’agit de croiser le regard assassin de certaines d’entre-elles dans les espaces publics. Il se passe alors deux choses à cet instant précis.

En premier lieu la réaction naturelle de rejet : elles ne comprennent pas la tenue féminine qui n’est pas celle que les canons de la morale bien pensante autorisent sur un homme dit “normé”. Et ensuite il se peut aussi (et c’est encore plus fourbe) qu’elles jalousent le travesti sur tout un tas de sujets aussi logiques qu’illogiques.

Au travail

Autre point de détail à ne pas négliger : les femmes sur le lieu de travail. Si vous avez tendance à vous travestir lors de votre temps libre hors de votre cadre professionnel, je vous recommande Messieurs d’être plutôt discrets avec vos collègues sur votre penchant pour la mode féminine, la lingerie fine et autres talons hauts.

Là encore par jalousie certaines de vos collègues pourraient d’une façon ou d’une autre être inclines à vous mener la vie dure. Et ce même si peu de temps avant tout se passait encore bien à la suite de la révélation de votre penchant. Qu’à cela ne tienne. Ce sera alors à vous de vous adapter… ou pas. Personnellement je vous recommande de les laisser se casser les dents car c’est un combat qu’elles ne gagneront pas : vous faites ce que vous voulez de votre petit corps non?

Contenu “approuvé”

J’explique toutes ces subtilités (la jalousie, la concurrence, etc.) avec moults exemples dans la vidéo qui suit. Petit secret de tournage : j’avais présenté avant de la publier une première version de cette dernière à une amie qui l’avait attentivement regardée et qui avait trouvé le propos un peu trop bancal et pas vraiment structuré. J’ai revu ma copie et je lui ai alors présenté cette version que vous allez découvrir. Elle la trouva en effet bien plus pertinente (et aussi plus drôle) vis-à-vis du sujet traité.

Je ne fais pas mention de cette anecdote pour justifier auprès de celui ou celle qui lit cet article agrémenté d’une vidéo que ces derniers sont forcément bons puisque validés par une femme. L’article c’est moi seul(e) qui l’a pondu. La vidéo en revanche on peut dire qu’on l’a élaborée à deux (même si c’est toujours moi qui l’a écrite, tournée et montée).

Bon visionnage et vive les Femmes!

Note : cette vidéo ainsi que celles de la série intitulée “Les Ennemis du Travesti” peuvent paraître au premier abord comme particulièrement véhémentes voir injustifiées dans leurs récits et conclusions. Cela n’a pas pour but de stigmatiser une ou plusieurs catégories particulières d’individus.

Non il s’agit juste de se moquer un peu avec un soupçon d’irrévérence de situations conflictuelles engendrées par des comportements indélicats et que vivent parfois les gens comme nous dans cette société qui s’ensauvageonne de plus en plus et sous des formes aussi diverses que variées. Plutôt que de subir et de nous victimiser comme certains de nos adversaires (ou à l’inverse de rageux/rageuses de la cause) nous préférons évidemment en rire.

Et une dernière chose : rien n’est fictif, tout est authentique.

Et encore une fois vive les Femmes !

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur notre art de vivre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travestissement

+ d’infos sur la Transmisogynie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Transmisogynie

→ vidéo “Distinction entre Travestissement et Homosexualité”
https://www.youtube.com/watch?v=ayJ5xBEjBkI

→ vidéo “Quiz Spécial Cisgenres!”
https://www.youtube.com/watch?v=ZZu4g_uvOQg