Le Mai Tai

Ah le Mai Tai… Ce super breuvage que l’on prononce Maï Taï est une véritable institution en Amérique. Moins populaire que la Pina Colada et moins répandu que le Mojito, ce cocktail à base de rhum est un truc de connaisseurs mais qui ravira également les néophytes qui apprécient cette base d’alcool. Ne perdons pas plus de temps et passons à la suite des hostilités.

L’origine

Ce cocktail a été inventé dans les années 40 en pleine Seconde Guerre mondiale sur la côte ouest des Etats-Unis. L’année exacte serait 1944 et son inventeur se dénomme Victor J. Bergeron, un restaurateur d’Oakland qui appréciait tout particulièrement le rhum et les cocktails.

Vous n’y avez peut-être pas forcément prêté attention mais ce cocktail typiquement américain fait des apparitions furtives dans de nombreux films et séries. Je pense notamment à des films récents comme Ave Caesar des frères Cohen en 2016 ou Midway de Roland Emmerich en 2019. Je n’ai pas pu vérifier de façon certaine mais il n’est pas impossible qu’il apparaisse aussi dans les Mad Men. Même si le Old Fashionned reste bien évidemment son breuvage favori, le Mai Tai est le genre de cocktail que n’auraient pas renié Don Draper et ses acolytiques.

La recette

Pour faire un bon Mai Tai, prenez un verre de type old fashionned (dénommé ainsi car le cocktail du même nom se sert précisément dans ce type de verre). Vous pouvez aussi utiliser ou un verre à vin de grande taille. Versez dans un shaker une dose de 3cl de rhum blanc de type St James. Puis une seconde dose de 3cl également de rhum ambré St James. Vous pouvez trouver facilement cette marque dans le commerce traditionnel. C’est un alcool de bonne facture et qui se vend à un prix pas trop ruineux.

Rajoutez-y un train de Cointreau ou de Triple Sec à hauteur de 3cl. Cette liqueur d’orange va être immédiatement suivie d’un jus de citron vert pressé à hauteur de 2cl (que vous obtenez en pressant la moitié d’un citron lime de taille correcte). Rajoutez-y ensuite un trait de sirop d’orgeat et un trait de sirop de canne à sucre. Le premier fait le liant entre les deux agrumes (la liqueur et le citron) et le second contrebalance leur amertume commune.

Contenu et Contenant

Bombardez de gros glaçons et secouez le tout pendant dix à quinze secondes au shaker. Comme pour la Margarita là encore il y a deux écoles pour le servir. Tout va dépendre de la taille des verres. Et accessoirement du nombre de convives à servir ! Si vous optez plutôt pour des verres old fashionned, filtrez alors le contenu du shaker en conservant les glaçons dans ce dernier.

Si vous avez opté pour des verres à vins, n’hésitez pas à verser quelques-uns des glaçons directement avec le breuvage dans chaque verre. Etant donné qu’il y a plus de volume à remplir, le simple fait de verser les glaçons avec le liquide permettra de remonter le niveau de votre cocktail et de le rendre plus présentable (servir un verre qui est à moitié plein reste aux yeux de beaucoup un verre à moitié vide…)

Enfin on vous les déconseille de servir ce cocktail dans un verre en forme de V qui reste celui typique des cocktails dans l’imaginaire populaire. Ce dernier n’est en effet pas vraiment adapté pour le Mai Tai.

Bonne dégustation et surtout gare aux abus. C’est en effet un cocktail particulièrement traître ! Donc à consommer avec modération !

E D I T H  D E  N A N T E S

→ Lien Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_Tai

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https://www.1001cocktails.com/

Le Bloody Mary

Voilà bien un classique de bar voire même de gastronomie pure qui se laisse toujours apprécier. Ce super jus de tomate amélioré à la vodka reste un choix de breuvage des plus populaires et des plus savoureux. On voir cela de plus près.

La légende Hemingway

Avant d’aborder la recette en elle-même, j’aime particulièrement narrer cette anecdote des plus cocasses. Cette dernière au passage pourra toujours ravir vos convives à qui vous servez un Bloody Mary. Ou toute personne autour de vous qui apprécie ce genre d’histoires : il s’agit de l’origine même du fameux cocktail.

Si on estime que la recette d’origine a été inventée quelque part dans les années 20, il est une autre version qui revient très souvent et dont la crédibilité s’est renforcée au fil du temps. La légende veut donc que le Bloody Mary ait été institué un peu par hasard par l’écrivain américain Ernest Hemingway.

Ce dernier avait une épouse qui s’appelait Mary et qui voyait d’un très mauvais œil sa consommation d’alcool qui lorgnait souvent sur l’excessif. Mais bon on n’écrit pas des chefs d’œuvres comme L’Adieu aux Armes ou Le Vieil Homme et la Mer sans être de temps en temps dans un état un brin second. Mais bon ça c’est un autre débat. On fera un article là-dessus prochainement !

En plus d’être à cette époque un bon pote du leader cubain Fidel Castro et d’apprécier la consommation d’autres cocktails comme le Mojito, c’est à Hemingway que l’on doit la paternité du Bloody Mary. Qu’il a inventé presque par mégarde. Ceci s’est fait en demandant à un barman de lui confectionner un cocktail à base de vodka dans lequel sa femme ne pourrait pas deviner la présence d’alcool à l’odorat et au goût. Et quiconque a déjà goûté un Bloody Mary bien fait pourra vous le confirmer : on ne sent pas l’alcool.

La recette en elle-même

Alors on met quoi là-dedans pour passer le goût de la vodka ? Pour commencer sachez que vous pouvez le faire soit au verre soit au shaker. Ma préférence va au shaker, les ingrédients étant à mon sens mieux mélangés.

Prenez une vodka de qualité standard et servez 4 à 6 cl. Versez du jus de tomate à hauteur de 10 à 12 cl. Pressez la moitié d’un citron jaune (sans les pépins qui risqueraient d’obstruer la paille). Bombardez de sauce Worcestershire, de sel, de poivre et de tabasco. Pas obligatoire mais néanmoins important pour son goût et qui lui rajoute du charme : du sel de céleri.

J’allais oublier : chargez en glaçons mais pas en glace pilée. Secouez au shaker dix secondes et passez le tout avec les glaçons dans un verre tulipe de taille moyenne. Ou mieux dans un grand verre à vin pour plus de style (prononcez staïle). Vous pouvez aussi filtrer votre préparation en conservant vos glaçons dans le shaker. Mais dans ce cas-là n’oubliez pas de prendre un verre plus petit car vous aurez moins de liquide pour remplir ce dernier.

Un accord mets et vins possible ?

Tout est une question de goût. Si c’est bien évidemment préférable de marier astucieusement des alcools de type bière et/ou vin avec un bon repas, il est en revanche bien plus délicat de procéder à cette union avec une boisson de type cocktail.

Le Bloody Mary est – à mon sens – l’un des rares contre-exemples qui peuvent s’accorder avec une bonne table. Là encore le fait que l’on ne sente presque pas le goût de la vodka sous le palais y joue pour beaucoup. Il ne neutralise pas le goût ni n’altère le plaisir de la nourriture. Mais pas n’importe laquelle non plus. C’est un accord mets et vins voyons !

Tout comme servir du vin rouge avec du poisson ou des fruits de mer constitue l’hérésie absolue, on évitera de se saouler avec ce cocktail sur de tels mets. Ni même avec des viandes rouges d’ailleurs. Il peut en revanche se révéler un compagnon aussi inattendu que délicieux avec des viandes blanches et notamment avec la volaille. Voire certains fromages à pâte persillée.

Une science abordable

Dernier détail en ce qui concerne l’art de la table. A moins de vouloir contrebalancer leur aspect sucré il est préférable de ne pas le boire avec les desserts. Mais tellement parfait à l’apéro sinon ! Pourquoi donc ? Mais tout simplement parce qu’il ne truquera pas fondamentalement tout ce qui suivra jusqu’à votre ultime digestif de fin de repas.

Ah les alcools blancs… C’est toute une science quand on prend le temps d’aimer cela et de s’y pencher un peu. Mais fort heureusement c’est une science qui reste abordable. Et pas que pour votre portefeuille.

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La Caipirinha

Tout sur ce cocktail bien sympathique qui est une variante du Ti Punch. A moins que ce ne soit l’inverse.

De lointaines origines

C’est souvent le cas avec des cocktails qui se préparent au verre : leur origine est assez ancienne et leur vertu première était lié à une forme disons ludique des prémices de la médecine moderne. On grossi un peu les choses mais c’est pour mieux illustrer le propos.

Tout comme le Mojito qui servait dans sa forme primaire à soigner de redoutables maladies au XVIIème siècle telles que le scorbut des marins, la Caipirinha est apparue de la même manière pour combattre efficacement ce genre de pathologie. La présence bénéfique d’un agrume tel que le citron vert combinée à une dose non négligeable d’un puissant remontant avait en effet des vertus certaines pour le traitement de désagréments liés à des maux de ventre ou toute autre forme de problématique de tube digestif.

Cachaça está Cachaça

L’alcool de base qui permet de composer ce cocktail ultra populaire est la Cachaça. C’est une variété de rhum qui en fait n’en est pas vraiment. Cela n’a rien de présomptueux mais on préfère vous mettre en garde. Surtout si naguère vous avez un jour une conversation sur ce sujet avec une personne d’origine brésilienne particulièrement chauvine : ne lui dites jamais que la Cachaça n’est rien d’autre qu’un simple rhum.

En effet cet alcool de production purement brésilienne qui possède un grammage de 40% est considéré comme un élément à part entière du patrimoine culturel de ce pays. Alors certes c’est un alcool qui est une sorte de cousin proche du rhum. Mais Cachaça está Cachaça. Et rien d’autre ! Inutile de vous le traduire je pense que c’est aussi clair que sa couleur d’alcool blanc.

La recette

Aussi évident que le cocktail molotov est une arme simple et efficace, une Caipirinha est une préparation des plus faciles à réaliser et dont l’effet sera toujours garanti. Bon là aussi à condition de bien viser quand vous en consommez une !

Prenez un verre à fond plat de petite taille pour faire une ration normale. Vous pouvez prendre un verre de calibre supérieur mais le piège est mortel : vous risquez de démultiplier la dose ce qui n’est jamais une bonne idée. Surtout lorsque d’autres nombreux verres ont précédé et/ou vont suivre la consommation de la Caipi (diminutif souvent employé de ce cocktail).

Découpez en deux un citron vert puis en petits dés la moitié dudit citron avant de les mettre dans le verre. Pressez-les ensuite avec un pilon. Faites cela avec force pour créer du jus mais en modérant votre geste pour éviter de faire de la bouillie qui fera un peu tâche lors de la présentation du verre.

Mettez ensuite une bonne dose de cassonade et remplissez de glace pilée jusqu’au bord. A défaut de glace pilée utilisez des glaçons de très petite taille. On passe ensuite sur le tout la fameuse Cachaça qui va se répandre entre les déSs de citrons et la glace. 4 à 6 cl suffisent amplement. Touillez cela avec une petite cuillère que vous pouvez laisser dans le verre pour ensuite continuer à mélanger nonchalamment le breuvage lors de sa dégustation. On le sert toujours avec une paille car c’est bien plus pratique pour le boire.

Et voilà ! A consommer avec beaucoup de modération. Le seuil en général c’est trois verres. Après je ne peux rien vous garantir…

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Caïpirinha

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La Margarita

J’ai personnellement découvert ce super breuvage lors de soirées étudiantes post baccalauréat. Et à cette époque le bar où on consommait les margaritas avait pour spécialité de les servir non pas au verre mais au pichet ! Depuis tout ce temps nul désamour n’est venu troubler notre relation.

Sacré Margaret

Comme souvent beaucoup de variantes tournent autour de l’origine de ce cocktail. La plus courante et la plus vraisemblable est celle de Margaret Sames, une Américaine qui aurait créée dans les années 40 la recette telle qu’on la connait aujourd’hui.

Elle avait pour habitude de recevoir régulièrement des convives chez elle et aimait particulièrement la Téquila et la liqueur d’orange. Cela explique bien des choses car il s’agit du mélange des deux alcools de base qui composent la Margarita.

La recette en elle-même

Comme on vient de le voir la Margarita se compose à partir de Tequila : prenez un shaker et mettez-en à hauteur de 4 à 6 cl. Soit la moitié des ingrédients du verre. On rajoute ensuite de la liqueur d’orange à raison d’un volume de 3 à 4 cl selon la taille souhaitée du verre. Du Cointreau ou du Triple Sec c’est parfait. Enfin on termine avec du jus de citron lime à hauteur de 2cl.

Une variante consiste à remplacer le citron vert par du citron jaune. On peut aussi y rajouter un trait de sirop de sucre de canne pour adoucir le mélange si votre palais le trouve un brin trop amer. La présence d’agrumes tels que la liqueur d’orange et du citron en explique la cause.

Les différentes façons de servir

Si vous souhaitez à la fois un apport esthétique certain et une expérience gustative grandement améliorée, vous pouvez alors rajouter du sel sur le bord de votre verre. Pour cela il faut mettre délicatement du citron sur ses rebords puis les tremper dans du sel disposé dans un soucoupe prévue à cet effet lors de l’élaboration du verre.

Enfin il existe deux écoles pour servir la Margarita : vous pouvez conserver les glaçons dans le shaker en filtrant le mélange à travers la passoire. On appelle au passage cela une Margarita givrée ou “frozen“. Ou bien vous pouvez aussi verser le breuvage avec ses glaçons du shaker. Personnellement j’aime beaucoup conservé les glaçons dans le shaker et verser le contenu sur sur de la glace pilée.

Pour conclure il n’est pas inutile de préciser qu’il faut consommer cela avec modération. Au bout de trois verres cela peut vous jouer des tours.

Bonne dégustation ! Et avec modération !

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Margarita_(cocktail)

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Le Mojito

Recette du Mojito.
Un cocktail classique qui fera toujours plaisir.

Ah le Mojito ! Délicieux breuvage qui devient au fil des années une véritable boisson à part entière plutôt qu’un simple cocktail. Encore méconnu à la fin de années 90, il en devenu en quelques années un incontournable de tout bar qui se respecte.

Une nuance à apporter : ne le cherchez pas systématiquement sur la carte des restaurants car tous ne le font pas et ce même s’ils proposent des alcools forts et qu’un barman y officie. Si un traditionnel tartare pourra déterminer si une brasserie vaut le coup ou pas, sachez d’avance qu’un Mojito réussi est le test idéal pour savoir si le bar où vous venez d’échouer vaut le détour ou non.

Mais qu’entends t’on au juste par réussir un Mojito ? Je vous narre cela dans ce qui suit tout en vous expliquant comment le réaliser dans les meilleures conditions possibles. Pour votre propre égo comme pour épater vos relations !

Un peu d’histoire

Comme souvent en gastronomie, il faut déterminer d’où provient ce que l’on souhaite réaliser avant de savoir le faire. Le Mojito mesdames et messieurs tire son origine profonde dans les récits des marins qui sillonnaient la Mer des Caraibes au XVIIème et XVIIIème siècle. Le rhum était à l’époque l’alcool le plus largement répandu en raison d’une culture intensive de la canne à sucre par les populations locales non encore décimées par les colonisateurs d’Europe occidentale qui se battaient régulièrement lors de sanglantes guerres coloniales pour garder le contrôle sur cet espace.

Très utile pour combattre le scorbut qui faisait des ravages parmi les marins, il était recommandé de boire des boissons à base de cet alcool local déjà fort apprécié avec lequel on rajoutait de la menthe fraîche et – selon les versions – du citron vert. Les vertus de ces deux derniers ingrédients permettaient de soulager les maux d’estomac. C’est d’ailleurs toujours vrai de nos jours. Si vous allez en vacances à Cuba, que vos enfants sont malades à crever en raison d’une turista persistance alors que vous non… Posez-vous la question si à un moment ou à un autre vous n’avez pas forcé un peu sur plusieurs verres de vous savez quoi.

Le Mojito tel qu’on le connait possédait donc déjà sa trame de base mais sa recette a évolué à partir des années 30 et pas n’importe où. J’en parlais juste avant : ce verre est un cocktail cubain par excellence. Et se réalisera toujours avec du rhum cubain. Certaines personnes se risquent à tenter des variantes avec d’autres rhums (tel que celui de la Martinique) mais le goût n’est absolument pas le même et dénature le cocktail de façon telle que cela peut vous en dégouter.

Bien choisir sa marque

La marque du rhum utilisée quant à elle est le Havana 3 Ans. Le Bacardi est l’autre grand producteur mais sa version d’entrée de gamme est moins racée et surtout plus claire que l’aspect paille du Havana 3 Ans. Si vous souhaitez monter en gamme, faites vous plaisir avec du Bacardi 8 Ans d’âge qui lui surclassera le Havana 3 Ans. Pour en moyenne 2 euros de plus vous pouvez toujours investir dans du Havana Special, à la couleur nettement plus brune car plus vieux que le 3 Ans. Il reste néanmoins un poil en dessous du Bacardi 8 Ans (mais dont le prix est sensiblement plus élevé).

La dose par verre est de 5 à 8 cl cela dépend de la charge que vous souhaitez faire par godet. Avec une bouteille de 75cl standard vous pourrez ainsi faire entre dix à douze verres. Donc si vous avez six personnes à boire vous pourrez faire deux tournées mais certainement pas trois…

Comment faire un mojito réussi du premier coup?

La recette en elle-même maintenant. N’essayez pas d’inverser l’ordre sinon ce sera à vos risques et périls. Personnellement j’ai mis deux ans avant de bien savoir faire ce cocktail jusqu’à ce qu’un barman m’explique un jour le comment du pourquoi que vous retranscrit là.

Prenez un verre à Mojito. L’idéal est d’avoir le verre de bar idéal mais à défaut un verre de hauteur moyenne avec une base plate fera l’affaire. Coupez de la menthe fraîche par la tige (et non les feuilles). Ne pas émietter. Rajouter un demi citron vert coupé en dés. Pressez le tout avec un bon pilon mais sans hacher les ingrédients. Mettez ensuite une bonne dose de sucre en cassonade (pour le côté craquant lorsque l’on aspire à la paille).

Chargez le verre jusqu’au bord de glace pilée (et pas en glaçons car quand on verse l’alcool cela se répand mieux dans le verre et on évite aussi d’en mettre trop). Après avoir mis l’alcool on rallonge avec de l’eau gazeuse de type San Pellegrino ou Perrier pour que cela bulle bien et lui donne ce côté tout juste prêt à consommer. Pour les puristes terminez avec une à deux gouttes d’Angustura Bitters, un additif qui rajoutera une dose d’amertume au cocktail. Vous pouvez aussi réaliser ce cocktail sans alcool : on appelle cela un Virgin Mojito.

Vous pouvez touiller légèrement pour mélanger (juste avant d’avoir mis l’Angustura qui lui doit rester apparent en surface). De toute façon toute personne qui se voit servir un Mojito aura pour réflexe de touiller son verre avant de commencer à le boire. Laissez-y d’ailleurs toujours un agitateur et bien évidemment une paille. On en rigole mais imaginez le même verre servi sans cette petite tige…

Bonne dégustation. Et surtout avec modération !

→ Lien Wikipédia sur ce cocktail
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mojito

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Recette : ma Salade Gourmande

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela aujourd’hui ? Parce qu’en ce début de mois de septembre l’été n’est pas encore fini. Et qu’avant de repartir sur des plats un peu plus consistants il n’est peut-être pas inutile de rester sur du light. Que les gros appétits se rassurent cela n’en reste pas copieux.

Quand je parle de salade gourmande je parle bien de ce genre de plat en apparence conçu pour les végétariens ou les appétits de moineaux mais qui se révèle finalement bien plus costaud qu’il n’y parait. Et bon de surcroit.

Je tiens à préciser que ma recette est comme souvent dans tout ce qui je prépare ou cuisine : non exhaustive. Je vous livre ici la recette de base mais c’est comme dans un cocktail : vous pouvez changer la base ou ses additifs pour obtenir un rendu proche tout en gardant le goût des bonnes choses et sans perdre en originalité (enfin bon il faut avoir quelques idées et les bons produits sous la main aussi on ne va pas se mentir).

La recette

Prenez une salade normale. Evitez la laitue, trop reconnaissable au palais et qui risque de masquer le goût de tout le reste. Rajoutez-y des tomates, du concombre, du maïs, du melon coupé en petits dés et un peu d’ail finement coupé (très bon pour le cœur cela). Mais pas d’oignon ou d’échalote, là encore le goût est trop marqué.

Alors là après on a deux écoles : celle qui ne jure que par la viande et celle qui préfère y mettre du poisson. Dans le premier cas on fera revenir à la poêle du lard fumé, soit en allumettes, soit en tranches plus épaisses qu’on aura néanmoins découpées pour éviter d’en faire des morceaux trop gros. En effet c’est plus pratique lorsque l’on souhaite n’en faire qu’une bouchée. A la fin de la cuisson versez tout (la viande et le jus) dans la salade.

Pour la seconde méthode on mettra au choix du thon en boite (sans huile), de la sardine (là aussi en boîte) ou du maquereau (prenez-le en mode à la moutarde à l’ancienne car c’est cette dernière qui va faire le liant). Mélangez-bien si vous avez opté pour le thon, rajoutez un trait d’huile d’olive pour lier le tout un peu comme pour la version avec viande.

Dans tous les cas, bombardez le tout d’un soupçon de parmesan râpé, pressez un demi-citron jaune (le vert est trop fort) et poivré. Ne salez pas. Vos convives le feront à leur convenance. Personnellement j’estime que cela ne mérite pas de le faire. Surtout si vous y avez mis quelques nombreux croutons salés…

Variante : à la place du parmesan vous pouvez mettre de la mozzarella pour plus de fraîcheur.

Et bon appétit bien sûr. Même si j’aurais préféré un vache patates !!!

Note : j’allais oublier l’accord mets et vins ! Prenez un rouge très léger à 12°5 pour la version viande et un blanc sec bien frais pour la version poiscaille. Dans les deux cas un rosé sec lui aussi bien frais fera l’affaire.