U2 “Achtung Baby” [1991]

En sortant des années 80 qui ont marqué son éclosion puis sa domination mondiale parachevée avec The Joshua Tree en 1987 et l’album mi live mi studio Rattle & Hum de 1988, U2 se retrouve devant une page blanche au début de la nouvelle décennie qui s’ouvre. Comment continuer de produire une musique qui ne soit pas une redite tout en restant (les critiques n’aiment pas ce vilain mot) populaire ?

Comment se réinventer ?

La réponse viendra de cet Achtung Baby sorti fin 1991. Considéré par la grande majorité des fans comme le second chef-d’œuvre après Joshua Tree, ce disque remarquable conçu entre leur Irlande natale et Berlin a failli ne jamais voir le jour. Il est né sur un début de mauvaise piste que souhaitait emprunter le groupe.

En effet Bono et sa bande voulaient dans un premier temps changer radicalement leur son en abandonnant en partie l’usage des percussions au profit des synthétiseurs, séquenceurs et autres boites à rythme. Détail qui aurait mis sur la touche leur batteur Larry Mullen Jr (qui ironiquement était au passage le point de départ du groupe car c’est à lui que l’on doit la petite annonce dans leur lycée pour former un groupe de rock).

Et puis vint “One”

Une chanson vint alors apaiser les musiciens : la ballade “One” qui est considérée comme un de tous meilleurs morceaux du U2. Titre à la facture très classique, il n’en est pas moins chargé d’émotion et se double d’une valeur très précieuse lorsque l’on sait qu’il a pu ressouder le groupe pour le reste de la production du disque et tant d’autres choses à venir pour trois décennies suivantes…

Retrouvant un sursaut d’inspiration et toujours bien épaulé par des producteurs avisés (notamment un certain Brian Eno qui a déjà collaboré avec un certain David B…), les quatre de Dublin réussissent le tour de force de monter en quelques mois un album entier. Il a été en partie enregistré dans les studios Hansa, là même où Bowie réalisera sa trilogie berlinoise (Low, Heroes et Lodger).

Un nouveau son

Ce nouveau son tranche radicalement avec tout ce qu’ils avaient fait jusqu’alors… Premier single du disque, “The Fly” en est l’exemple parfait. Il sera décrit par Bono comme le son que produit le groupe en abattant le Joshua Tree, image frappante qu’on sait que tout bon fan des Irlandais est toujours partagé entre ces deux sommets que sont Joshua et Achtung.

On y trouve aussi le très bon “Even Better Than The Real Thing” et sa guitare presque planante, le dansant “Mysterious Ways” qui sonne comme ce que Eno considérait quelques années auparavant comme une sorte de funk blanc (avec grands renforts d’effets et de rythmes syncopés), les splendides “Until The End Of The World” et “Acrobat” qui montent en pression avant de voler très haut et enfin des titres à la facture plus conventionnelle mais pas pour autant dénués d’émotion (le délicat “Tryin’ To Throw Your Arms Around The World” ou le final à l’orgue de “Love Is Blindness“).

Une réussite que le groupe déclinera en deux suites qui valent aussi le détour : Zooropa en 1993 et Pop en 1997. Leurs derniers grands albums vraiment excitants avant la suite qui sera plus hésitante (hormis How To Dismantle A Atomic Bomb en 2004 qui sera pas mal tout comme quelques titres de All That You Can’t Leave Behind en 2000 et de No Line On The Horizon en 2009).

Tracklist :
01. Zoo Station (4:36)
02. Even Better Than the Real Thing (3:41)
03. One (4:36)
04. Until the End of the World (4:39)
05. Who’s Gonna Ride Your Wild Horses (5:17)
06. So Cruel (5:49)
07. The Fly (4:29)
08. Mysterious Ways (4:04)
09. Tryin’ to Throw Your Arms Around the World (3:53)
10. Ultra Violet (Light My Way) (5:13)
11. Acrobat (4:30)
12. Love Is Blindness (4:23)

→ Lien Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/U2

→ Site en français sur le groupe
https://www.u2achtung.com/

→ Site officiel
https://www.u2.com/index/home

Recette : ma Salade Gourmande

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela aujourd’hui ? Parce qu’en ce début de mois de septembre l’été n’est pas encore fini. Et qu’avant de repartir sur des plats un peu plus consistants il n’est peut-être pas inutile de rester sur du light. Que les gros appétits se rassurent cela n’en reste pas copieux.

Quand je parle de salade gourmande je parle bien de ce genre de plat en apparence conçu pour les végétariens ou les appétits de moineaux mais qui se révèle finalement bien plus costaud qu’il n’y parait. Et bon de surcroit.

Je tiens à préciser que ma recette est comme souvent dans tout ce qui je prépare ou cuisine : non exhaustive. Je vous livre ici la recette de base mais c’est comme dans un cocktail : vous pouvez changer la base ou ses additifs pour obtenir un rendu proche tout en gardant le goût des bonnes choses et sans perdre en originalité (enfin bon il faut avoir quelques idées et les bons produits sous la main aussi on ne va pas se mentir).

La recette

Prenez une salade normale. Evitez la laitue, trop reconnaissable au palais et qui risque de masquer le goût de tout le reste. Rajoutez-y des tomates, du concombre, du maïs, du melon coupé en petits dés et un peu d’ail finement coupé (très bon pour le cœur cela). Mais pas d’oignon ou d’échalote, là encore le goût est trop marqué.

Alors là après on a deux écoles : celle qui ne jure que par la viande et celle qui préfère y mettre du poisson. Dans le premier cas on fera revenir à la poêle du lard fumé, soit en allumettes, soit en tranches plus épaisses qu’on aura néanmoins découpées pour éviter d’en faire des morceaux trop gros. En effet c’est plus pratique lorsque l’on souhaite n’en faire qu’une bouchée. A la fin de la cuisson versez tout (la viande et le jus) dans la salade.

Pour la seconde méthode on mettra au choix du thon en boite (sans huile), de la sardine (là aussi en boîte) ou du maquereau (prenez-le en mode à la moutarde à l’ancienne car c’est cette dernière qui va faire le liant). Mélangez-bien si vous avez opté pour le thon, rajoutez un trait d’huile d’olive pour lier le tout un peu comme pour la version avec viande.

Dans tous les cas, bombardez le tout d’un soupçon de parmesan râpé, pressez un demi-citron jaune (le vert est trop fort) et poivré. Ne salez pas. Vos convives le feront à leur convenance. Personnellement j’estime que cela ne mérite pas de le faire. Surtout si vous y avez mis quelques nombreux croutons salés…

Variante : à la place du parmesan vous pouvez mettre de la mozzarella pour plus de fraîcheur.

Et bon appétit bien sûr. Même si j’aurais préféré un vache patates !!!

Note : j’allais oublier l’accord mets et vins ! Prenez un rouge très léger à 12°5 pour la version viande et un blanc sec bien frais pour la version poiscaille. Dans les deux cas un rosé sec lui aussi bien frais fera l’affaire.

Homophobie dans les stades

Article sur les dérives homophobes dans les stades français depuis 2019… mais aussi avant.

S’il est bien un sport où il existe encore un véritable tabou c’est bien dans le foot. Oh bien sûr on peut dire cela aussi d’autres grands sports collectifs tel que le rugby ou le basket mais avec le foot on atteint quand même des sommets.

L’actualité en ce mois de septembre 2019 est tout particulièrement chargée de ce côté-là. Il s’agit de banderoles déployées par des groupes de supporters (qui n’ont de supporters que le nom) qui ont mis le feu aux poudres. Les faits se sont déroulés lors de plusieurs rencontres du championnat de Ligue 1 de football en France.

Cela ne passe pas trop

L’homosexualité est quelque chose qui ne passe pas chez les adeptes du ballon rond. Ou tout du moins parmi les supporters. Les professionnels du métier (joueurs, entraîneurs, encadrement, dirigeants, etc.) semblent avoir un discours uni pour condamner avec la plus grande fermeté toute marque d’homophobie avérée dans les stades.

Depuis quelques temps déjà une campagne d’information avait été faite. Visiblement cela n’a pas été efficace partout. Cela n’excuse rien mais en même temps ce n’est pas la première fois que des supporters font le coup d’exciter leur adversaire. Car ce type d’action est un artifice parmi d’autres pour intimider l’équipe adverse.

Ces banderoles là sont souvent été vus dans des stades, mises en place par des spectateurs dits ultras c’est-à-dire. Cela remonte un peu mais je ne peux m’empêcher de repenser à l’affaire de la banderole anti-chtis lors du match Paris Saint Germain – Lens en 2008. On pouvait y lire des insultes particulièrement virulentes de la part des Parisiens contre les Lensois. La même année il y avait eu une autre banderole qui avait fait polémique du côté de Bastia et là encore la gaudriole était au rendez-vous. 

Une décision inédite

En réaction au déploiement des banderoles homophobes pendant les matchs, certains arbitres ont opté pour une solution jusqu’ici inédite : stopper le match pendant plusieurs minutes pour indiquer que de tels actes sont contraires à tout esprit sportif. Et que cette prose détestable est condamnable au titre de son caractère particulièrement injurieux et discriminatoire.

Survint alors immédiatement le débat pour déterminer s’il devient nécessaire ou non d’arrêter un match à chaque fois qu’une situation de la sorte apparait. Certains et certaines vont jusqu’à demander l’annulation pure et simple du match. Etant donné qu’il s’agit d’un championnat, les points iraient donc logiquement à l’équipe adverse à celle dont les supporters ont déconné… Et si c’est un match de coupe, ce sera la même sentence : défaite et élimination immédiate de l’équipe qui ne sait pas tenir ses aficionados.

Normal ailleurs… ou non

Bon tout n’est pas si simple. Si la situation perdure dans les semaines qui viennent cela risque de créer un joli bazar comme cette société sait typiquement les produire lorsque personne ne sait prendre à temps les décisions qui s’imposent.

C’est dommage d’en arriver là mais la source du problème est bien connue : si dans ce milieu l’homosexualité était quelque chose d’aussi “normal” qu’ailleurs… En même temps quand je dis ailleurs on est loin du compte parce qu’il n’y a pas que dans le sport que c’est compliqué.

Bref y’à du boulot. Surtout quand certaines voix tentent de légitimer la chose en disant que cela fait partie intégrante de la culture footballistique. Si mon équipe perd des points pour comportement outrancier, au moins je pourrais me dire qu’on ne les a pas volés. Enfin non puisqu’on les a perdus. Bon vous aurez compris.

E D I T H D E N A N T E S

→ Article “20 Minutes” du 20/04/2015
https://www.20minutes.fr/sport/1591011-20150420-ligue-1-top-6-banderoles-fait-polemique

Bar “Le Plein Sud”

Parmi les quelques endroits que j’affectionne tout particulièrement dans le Vieux Nantes, il est un établissement de très bonne facture et idéalement placé que je vous recommande chaudement. Un bar un peu hors du temps et des modes, le Plein Sud.

Une invitation à la rêverie

Comme son nom l’indique, il possède une orientation où l’on peut profiter des rayons du soleil aussi bien par une belle journée d’été qu’un peu plus tard dans l’année quand cela se refroidit. Situé en bordure des douves du Château des Ducs, il est donc logique d’avoir un point de vue des plus sympathiques sur cet ouvrage et qui invite à la rêverie lorsque l’on se pose sur la terrasse.

L’intérieur du bar vaut le coup d’œil également : très long, ce dernier parcourt une bonne partie de l’endroit et on y trouve toujours quelqu’un pour converser. L’ensemble baigne dans une décoration mélangeant souvenirs de soirées et objets vintage voire délicieusement kitsch (j’adore les lampes en verre qui éclairent l’endroit). Petit plus pour ces dames un brin coquettes : la présence de grands miroirs qui vous permettent de vous repoudrer rapidement !

On s’y sent bien

De plus la Direction renouvelle régulièrement les collections de tableaux qu’exposent des artistes du coin. Quelques plantes qu’arrosent avec amour Didier (Jean-Luc le fait peut être aussi mais c’est toujours son comparse que j’ai vu faire), un chat qui passe par là de temps en temps … On s’y sent bien quoi.

Ce bar fut pendant longtemps un haut lieu festif de la communauté LGBT et reste aujourd’hui le seul établissement à avoir connu une grande époque de la nuit aujourd’hui un peu révolue il faut bien l’avouer. On y croise une clientèle variée de toute confession amoureuse et pas mal de touristes notamment (surtout en été). La proximité du Château et le fil du Voyage à Nantes passant devant y jouent pour beaucoup.

Didier et Jean-Luc

Les patrons Didier et Jean-Luc donc vous y reçoivent toujours avec sympathie. Je n’oublierais jamais la fois où je m’y étais arrêtée un dimanche soir en octobre 2018. J’étais posée au bar et ces messieurs regardaient un concert d’Aznavour qui venait de nous quitter quelques jours auparavant.

Je me suis mise à pleurer comme une madeleine car j’avais l’impression d’avoir perdu quelqu’un. Au même moment Jean-Luc me proposa un bout de tarte qu’il avait faite la veille. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça m’a remonté le moral !

Voilà pour résumer le genre de coins où j’aime bien me poser et que j’aime à faire découvrir. Parce qu’il y a toujours un truc à raconter. Et ça c’est déjà pas mal.

Adresse : 2 Rue Premion 44000 Nantes

E D I T H D E N A N T E S

→ Page facebook du bar
https://www.facebook.com/pages/category/Pub/Le-Plein-Sud-280289392082051/

“Rocketman” [2019]

Entraperçu pour la première fois juste avant la projection de Bohemian Rhapsody en octobre 2018 sous la forme d’une bande annonce assez psychédélique, Rocketman faisait d’office très plaisir. Mais cela faisait également un peu flipper. Comment faire un biopic du vivant de Reginald Dwight, plus connu sous le pseudonyme d’Elton John, sans pour autant tomber dans une version forcément voulue et validée par son génial inspirateur ?

Un projet de biopic de son vivant

Pour la petite histoire, Rocketman (qui signifie l’homme fusée) est le titre d’une des meilleures chansons et aussi le nom du label d’Elton John, extraverti introverti qui malgré quelques errances a su s’assagir pour pouvoir un jour contempler de son vivant cette œuvre qui ne cache rien de ses addictions passées. Il avait laissé quasiment carte blanche au réalisateur Dexter Fletcher pour ne pas entraver le projet. Et il a beaucoup apprécié le résultat final lors du visionnage à Cannes en 2019.

C’est ce dernier qui réalisa aussi (avec Bryan Singer) Bohemian Rhapsody. Ce film fut accueilli avec un brin de déception par une partie de la critique et des fans car le biopic sur Freddy Mercury et Queen avait été pensé et réalisé d’une façon un peu trop lisse dans le développement de sa dramaturgie.

On ne vous cache rien ou presque

Cette fois-ci il s’agit d’une vision sensiblement différente puisque le sujet n’est pas traité de la même façon. Sur la forme Rocketman lorgne plus vers la comédie musicale que le biopic au sens strict.

Sa trame est centrée sur la vie d’Elton John, de son enfance compliquée à son ascension fulgurante de sa première partie de carrière (le film se concentre surtout entre 1969 et 1983). Et il n’occulte ni ses frasques, ni sa sexualité et tout ce qui en général n’est pas vraiment abordé dans une oeuvre à la gloire de quelqu’un.

Film à chansons donc où ces dernières sont interprétées avec brio par celui que l’on avait déjà entendu chanter “I’m Still Standing“dans Tous en Scène, film d’animation très réussi sorti en 2017 où une troupe d’animaux poussaient de la voix en reprenant des dizaines de tubes populaires dont ce dernier. Associé à une ressemblance physique assez crédible du Elton John jeune, la performance de Taron Egerton (vu dans les King’s Men) est pour sa part convaincante.

Sans temps mort, passant de la douce folie des titres interprétés tambour battant à des séquences d’émotion plus poignantes, le film est bien évidemment l’occasion de voir défiler dans une sorte de best of les meilleurs tubes du répertoire de cette légende de la pop music au sens respectable du terme.

Une carrière hors normes

La carrière d’Elton John a commencé en 1970 avec un titre qui devient plus tard un morceau très prisé par la communauté LGBT, la ballade douce-amère “Your Song” premier succès de la légendaire collaboration avec Bernie Taupin, son parolier avec lequel une très grande amitié se nouera. C’est d’ailleurs de cette relation que découlent plusieurs des meilleures scènes du film. Une relation aussi sincère que vitale, ponctuée de quelques passages à vides mais toujours renouvelée.

Dans la foulée de ses premiers succès la décennie des seventies s’avérera la plus favorable comme Elton le déclarera plus tard. En effet “Your Song” sort seulement six mois après la séparation des Beatles. Et John Lennon de dire à l’époque que ce que faisait ce petit myope timide était “le meilleur truc après nous“. C’est flatteur.

Très vite il accumulera les tubes mais aussi les excès en tous genres, sa vie privée étant chaotique en raison de doutes profonds liés en partie à un manque d’affection parentale et surtout sur sa sexualité avec laquelle il mit un certain temps à s’affirmer.

Cela nous rappelle à quel point la vie reste parfois difficile et que même très entouré(e) on peut se sentir très seul(e). Bon film donc.

Ah oui j’allais oublier : à ne pas voir dans sa version adaptée pour le cinéma russe. En effet des scènes entières qui ne cachent rien de l’homosexualité du chanteur ont été purement et simplement retirées en raison de leur connotation sulfureuse pour le public local. Comme quoi il reste du chemin à faire. Même quand on vend quelque chose sur un nom reconnu on n’est pas forcément sûr de marquer le coup.

Qu’importe. Le “Crocodile Rock” ne s’est jamais aussi bien porté.

E D I T H D E N A N T E S

→ Lien Wikipédia sur le film
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rocketman_(film)

→ Lien Wikipédia biographie d’Elton John
https://fr.wikipedia.org/wiki/Elton_John

Scissor Sisters “Ta Dah” [2006]

Voilà typiquement le genre de disque qui vous procure une émotion lorsqu’un pote vous le fait écouter pour la première au casque dans une grande enseigne spécialisée.
Bon vous l’aurez compris je parle d’une expérience vécue et actuelle. J’écoute toujours régulièrement cet album de temps en temps et le trouve toujours aussi bon.

Ouvertement LGBT

Sorti en 2006, Ta Dah est le second album des Scissor Sisters. C’est un groupe américain ouvertement LGBT (leur nom de scène provient d’une position sexuelle lesbienne) qui, on ne va pas le cacher, tire une bonne partie de son inspiration aux sources du disco, du glam et du rock seventies.

Des influences majeures donc et qui ressortent plus particulièrement sur cet album explosif qui reprend avec brio tous les codes du genre mais sans jamais sonner passéiste ou (ce qui est pire) opportuniste.

Bon de bout en bout

L’album s’ouvre avec I Don’t Feel Like Dancin’“, hit pop/disco instantané des deux côtés de l’Atlantique. La légende raconte que c’est Elton John qui trouva la mélodie principale du morceau en s’invitant dans leur studio et en jouant sur le piano qui traînait là quelques notes devant les Scissor. Qui furent à la fois sidérés et incrédules devant une de leurs références pop absolues qui jouait devant eux… et pour eux !

Parmi les autres références évidentes du disque on pense parfois aux Beatles (“I Can’t Decide“), Supertramp (“Intermission“), Chic (“Ooh“), Bee Gees période Night Fever (“Paul Mc Cartney“) ou encore Donna Summer (“Lights“).

Un âge d’or tout sauf passéiste

Un disque en or et en paillettes et à plus d’un titre donc. Pas évident en effet surtout lorsque c’est parfaitement maîtrisé de bout en bout. Le piège aurait été de vouloir faire comme les anciens et ne livrer qu’une copie blême d’un âge d’or révolu. Mais avec Ta Dah on est devant un groupe qui a su digérer toutes ses influences pour produire ce que la pop music peut faire de mieux de nos jours.

C’est dansant, c’est classe, c’est inspiré et cela en est presque intemporel. Cela vieillit aussi bien que le bon vin en quelque sorte. Vous pourrez toujours réécouter ce disque dix, vingt ou trente ans plus tard et il vous fera toujours autant d’effet. Et dans une époque où beaucoup de choses disparaissent aussi vite qu’elles sont arrivées, voilà bien un truc de rassurant.

Un seul titre constitue l’exception qui confirme la règle : le dansant “Ooh” dont la ligne de basse ressemble furieusement à bon nombre de standards disco. Mais c’est aussi l’hymne du funk et nombreux sont ceux qui l’ont aussi agrémenté à leur sauce (de “Another One Bites The Dust” de Queen à “Little L” de Jamiroquai pour ne citer qu’eux).

Une sauce qui prend toujours.

Tracklist :
01. I Don’t Feel Like Dancing
02. She’s My Man
03. I Can’t Decide
04. Lights
05. Land of a Thousand Words
06. Intermission
07. Kiss You Off
08. Ooh
09. Paul McCartney
10. The Other Side
11. Might Tell You Tonight
12. Everybody Wants the Same Thing

→ Lien Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Scissor_Sisters

→ Page facebook du groupe
https://www.facebook.com/scissorsisters

Lou Reed “Transformer” [1972]

Aujourd’hui nous vous faisons un petit papier sur un disque bien particulier. Il s’agit de l’album de 1972 de Lou Reed Transformer. Et non car on vous voir venir : cela veut dire “transformateur” en anglais. Et non “transformiste”.

Je profite de cette occasion pour vous informer que désormais nous allons publier des articles de fond sur d’autres disques à la fois d’artistes divers et de styles très différents suite à cet article. Comme notre ligne éditoriale fait en sorte de parler de tout, cela ne sera pas que des œuvres ayant forcément un rapport avec notre thématique principale qu’est le travestissement.

Enfin et pour rappel nous vous précisons que sur la chaîne YouTube Edith de Nantes vous pouvez déjà trouver une playlist de vidéos consacrées à des œuvres artistiques (des films et désormais des disques).

Plutôt de vous narrer ici dans cet article la même chose que dans la vidéo qui suit, je vous recommande de découvrir sans plus attendre cette dernière que nous avons réalisé. Celle-ci traite donc de cet album si spécial qui est un classique à posséder dans toute bonne discothèque de mélomane averti.e qui se respecte.

Bon visionnage. Et Bonne écoute.

E D I T H D E N A N T E S

Tracklist :
01. Vicious (2:58)
02. Andy’s Chest (3:20)
03. Perfect Day (3:46)
04. Hangin’ Round (3:35)
05. Walk on the Wild Side (4:15)
06. Make Up (3:00)
07. Satellite of Love (3:42)
08. Wagon Wheel (3:19)
09. New York Telephone Conversation (1:33)
10. I’m So Free (3:09)
11. Goodnight Ladies (4:21)

+ d’infos sur ce disque
https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformer_(album)

→ Vidéo « Présentation Chaîne E D I T H D E N A N T E S »
https://www.youtube.com/watch?v=DCrlVIyW7gk