Art To Play Nantes 2019 [Steampunk Mix]

Reportage en immersion réalisé les 16 et 17 Novembre 2019 au Salon ART TO PLAY de Nantes. Après la vidéo spécial Cosplay voici une variante notable : le style Steampunk.

Musique : U2 – Numb[Gimme Some More Dignity Remix]

E D I T H D E N A N T E S

+ d’infos sur le Steampunk
https://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk

+ d’infos sur le Cosplay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosplay

+ d’infos sur le Crossplay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosplay#Crossplay

+ d’infos sur le Salon Art To Play Nantes
https://www.art-to-play.fr/

+ d’infos sur notre art de vivre
https://fr.wikipedia.org/wiki/Travestissement

Dance Tracks “Do You Know House?” [2001]

Alors autant le dire tout de suite : il y a fort à parier que cette collection de titres ne soit pour l’auditeur moyen qu’une énième compilation de vieilleries électro un peu vintage voire kitsch. Le son que l’on faisait à cette époque n’a en effet plus rien à voir les productions qui ont suivi depuis la fin des années 90 jusqu’à nos jours (à savoir la fin des années 2010 à l’heure où j’écris cet article).

Un échantillon de toute une époque

Le courant musical de la House music a démarré vers le début des années 80 aux Etats-Unis à Chicago. D’autres grandes villes comme New York ou Detroit lui ont très vite emboîté le pas. Se développeront alors des dérivés qui seront respectivement pour la première le Garage (de la house axée sur les vocaux) et la Techno pour la seconde.

Les titres proposés sur Dance Tracks vont de 1988 à 1996 et se suivent dans un ordre chronologique pour remonter des temps les plus anciens à ceux plus proches. Ce disque qui date quant à lui de 2001 est la photographie parfaite de la période qu’il met en avant à travers ce mix finement réalisé de bout en bout.

Le set

Dance Tracks commence avec Pacha “One Kiss [Fos Mix]“, longue suite envoûtante qui vous plonge immédiatement dans l’ambiance de la fin des années 80 avec ses envolées de synthés et ce tempo jazzy en contrepoint, le tout agrémenté de quelques vocaux sensuels à souhait. L’album oscille ensuite vers des sonorités plus robotiques (Gypsy “Funk De Fino“) ou lorgne vers un groove jouissif (Alexis P. Suter “Stop ! We Need Each Other“).

On trouve plus loin le délicieux Norma Jean Bell “Nobody’ Gonna Love Ya“, puis Bon Holroyd “African Drug” au son tribal pas si minimaliste que cela… Vient ensuite le groovy Simphonia “Can’t Get Over Your Love [Joey Negro Mix]” et enfin pour clore en beauté “Inspiration” de Kerri Chandler.

Merci de manipuler ces disques avec précaution

Pour s’immerger dans cette ambiance si particulière je vous recommande chaudement de consacrer une heure et dix-sept minutes pour prendre le temps de savourer pleinement ces sons issus d’un temps finalement pas si lointain. Comme mentionné dans la pochette intérieure, c’est comme manipuler des disques vinyles avec tout le soin qu’ils méritent.

On peut être un peu déboussolé.e si on est pas très familier de ce genre de musique. La plupart des titres sont instrumentaux et il n’y a aucune piste qui fut un tube en particulier. Vous pouvez voir cet album comme une sorte de paysage musical traversé par intermittence par des vocaux qui apparaissent pour vous narrer un détail de l’histoire, un peu comme une voix off le ferait sur un documentaire contemplatif.

Dance Tracks

Sur la pochette du disque, on découvre Dance Tracks. Cette boutique d’apparence un peu hétéroclite était un magasin spécialisé de musique qui proposait des disques à l’import ou d’occasion comprenant raretés, versions alternatives, remixes et autres bootlegs. Un de ces petits endroits incontournables pour tout DJ, collectionneur passionné.e ou mélomane assidu.e qui se respecte.

Malheureusement les temps sont durs pour tout le monde et à notre grand dam cette boutique est désormais fermée. On ne peut donc plus s’y rendre pour y trouver de disques. Mais en revanche la devanture est restée dans un état assez proche de celle qui apparait sur la pochette. Si vous souhaitez y aller pour le coup d’œil vous pourrez trouver cette boutique new yorkaise dans l’East Village à Manhattan au croisement de la 1st Avenue et la 3rd Street.

Plaisir coupable

Pour finir je vous narre une petite anecdote : je m’amuse régulièrement à écouter ce disque avec une platine CD de type Pioneer CDJ-200. Au début des années 2000 cet outil était le must pour tout DJ. Pioneer était en effet la première marque à avoir inventé le changement de tempo sans modification du son d’origine (comme lorsque l’on met un disque vinyle 33 tours en mode 45 tours et vice versa).

Je varie donc régulièrement le tempo en +/-6, +/-10, +/-16% et à chaque fois l’écoute est sensiblement différente et ce sans pour autant avoir un son désagréablement truqué. Bon vous me direz on peut faire cela avec n’importe quel disque, musique ou son.

Mais avec Dance Tracks c’est un petit plaisir coupable que je ne me réserve que sur une poignée d’albums. Dont celui-ci car décidément il s’y prête merveilleusement bien.

So, Do You Know House Now ?

Tracklist:
01 Pacha – One Kiss (FOS Mix) (9:53)
02 Gypsy Funk De Fino (7:50)
03 Club Ice – Manhasset (Larry Heard Mix) (7:10)
04 Model 500 Starlight (3:36)
05 Alexis P. Suter Stop! (We Need Each Other) (6:24)
06 DJ Rasoul Let Me Love You Featuring – Shanan (6:50)
07 Norma Jean Bell Nobody’s Gonna Love Ya (5:35)
08 Bob Holroyd African Drug (Tribal Remix) (2:23)
09 Simphonia Can’t Get Over Your Love (Joey Negro Mix) (7:26)
10 A Man Called Adam Techno Powers (6:27)
11 Leslie Joy What Is Happiness (4:13)
12 Kerri Chandler Inspiration Featuring – Arnold Jarvis (5:29)

→ Page facebook
https://www.facebook.com/pages/Dance-Tracks/140924082613400

→ un lien vers le disque
https://www.discogs.com/Various-Do-You-Know-House-Volume-One/release/65629

Africanism [2000]

Un remarquable projet de la French Touch aujourd’hui un peu passé à la trappe mais qu’il faut d’urgence redécouvrir !

Un son tribal

Africanism est marqué par les sonorités du plus vieux continent du monde. Inutile de vous préciser lequel le spoil est déjà assez évident rien qu’avec son titre.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réunion pour l’occasion d’une bande de potes tous aussi talentueux que gentiment débridés. Ce collectif appelé Africanism All Stars comptait alors dans ses rangs quelques-uns des meilleurs éléments du courant musical que l’on appelait la French Touch.

Cette dernière est apparue dans les années 90 et se caractérisait par les productions d’artistes notables dans les étendards étaient Laurent Garnier (Shot In The Dark), Daft Punk (Homework), Air (Moon Safari) et Cassius (1999).

Une sono internationale

On trouve “Bisou Sucré” et “Kazet“, deux titres de Bob Sinclar alors dans sa meilleure partie de carrière (Champs Elysées sorti l’année d’avant est son meilleur disque). “Block Party” et “Tourment d’Amour” sont des petites perles de DJ Gregory alias Grégory Darsa.

Il y a aussi la version complétement reconstruite d’un titre de Cerrone (influence majeure de la French Touch) intitulée “Love Is The Answer” et finement remixée ici par Liquid People.

Ces derniers sont aussi responsables de “The Dragon“, redoutable morceau où les percussions sont largement mises à l’honneur. Sur “Trompeta Alegre” l’instrument en question se lance dans un remarquable solo qui fait le pont entre Afrique et Amérique latine. Ce dernier titre quant à lui est l’œuvre de DJ Rafael “DJ Lego” Rodriguez (oui c’est un nom à rallonge mais le talent lui est bien certain).

Seconde partie qui monte crescendo

Une ambiance un peu plus psyché (limite mystique) se dégage particulièrement dans la seconde moitié du disque avec des titres comme “Call It Jungle Jazz” ou “Zulu’s” qui clôt le mix.

Et puis il y a le génialissime “Edony (Clap Your Hands)” de Martin Solveig qui obtenait là son premier grand succès international et ce bien avant les “C’est La Vie“, “Hello” et autres “Intoxicated” (on est en 2000 on le rappelle). “Edony “qui est à l’origine un titre faussement acoustique est donc ici présent sous sa forme remix club. Succès hexagonal et pas mal vendu à l’exportation, c’est ce titre qui a fait le bonheur de très nombreux DJ qui ont pu faire danser autant d’innombrables foules par la suite.  

Un mix diabolique

Pour finir il faut tirer le chapeau à Sinclar d’avoir su parfaitement mettre en valeur un choix de musiques cohérentes de toute cette bande de joyeux drilles dans un mix d’un peu plus d’une heure et dix minutes qui renverse tout sur son passage.

Finement mixés, la quinzaine de titres qui composent ce set forme une sorte de paysage sonore des plus communicatifs et des plus relevés. Parfait pour vos soirées endiablées avec une foule de personnes plus ou moins adeptes de clubbing ou pour un long trajet seul.e sur autoroute.

Trois suites viendront (Africanism Volume 2, 3 & 4). Malgré une qualité correcte elles seront un peu moins inspirées car l’authentique French Touch se diluera dans les années 2000 pour évoluer vers d’autres horizons musicaux, quitte à perdre radicalement l’essence même de ce qui a longtemps fait son charme. Mais avec ce premier volume d’Africanism, vous en aurez largement pour vos frais !

Comme dans “Edony“, vous pouvez applaudir avec vos mains.

→ Lien Wikipédia (en anglais)
https://en.wikipedia.org/wiki/Africanism_All_Stars