Les gens qui parlent fort

Le coup de gueule du jour : les gens qui parlent fort.

C’est tout de même incroyable. Personnellement ça ne me viendrait pas à l’idée. Quel que soit l’endroit ou la situation. Sauf en étant un peu dans un état second après avoir abusé de certains breuvages et/ou dans une boîte de nuit où il faut nécessairement parler fort pour pouvoir s’entendre.

On en croise souvent

Vous en avez déjà certainement croisé. Vous en croisez régulièrement. On en croise tellement. Je parle ici d’une catégorie de personnes qui ne peuvent s’empêcher de faire quelque chose que je trouve particulièrement horripilant : les gens qui parlent fort.

Ces derniers le font pour tout un tas de raisons dans de très nombreuses circonstances. Et la plupart du temps ils le font sans s’en rende compte. Mais parfois aussi ils pratiquent cet étrange art en toute connaissance de cause.

D’où vient cette insupportable manie qu’ont les gens de parler fort ? Le plus frappant dans l’histoire c’est que ces mêmes personnes ne se rendent pas compte qu’elles sont dans une forme d’excès qui peut en dérouter plus d’un(e). Cela fait partie de ces petites choses que l’on fait inconsciemment parce qu’ancrées dans notre comportement quotidien usuel. Et qui peuvent s’avérer désastreuses dans les relations sociales.

D’une culture à l’autre

Cela diffère d’ailleurs fortement d’une culture à l’autre aussi. Cela peut en effet être interprété de façon très différente. Si dans certains pays tout le monde parle fort, il en est d’autres où cela n’est pas le cas et peut être très mal vu. Et cela ne se cantonne pas qu’au gag du “parler trop fort”.

Savez-vous par exemple que dans certaines cultures on ne croise jamais les jambes lorsque l’on discute assis(e) ? Cela est considéré comme une marque d’irrespect. De même que l’on n’offre jamais des fleurs en nombre pair dans d’autres contrées. Et bien le gag de la voix trop forte c’est un peu la même chose.

Il n’empêche…

On ne m’otera pas de l’idée que c’est tout de même un peu étrange comme comportement. Est-ce pour masquer un manque de confiance en soi? Ou pour montrer qu’on existe? Ou encore pour faire le coq et en imposer aux autres?

C’est encore plus perturbant quand il y a effet de surprise. Prenons l’exemple classique de quelqu’un qui téléphone dans la rue. Vous avez sans doute déjà vécu la scène : tout d’un coup vous sursautez car on vient de vous interpeler sans que vous vous y attendiez. Mais en fait il s’agit d’un début de conversation téléphonique d’une personne qui parle fort avec une autre. La brusquerie nonchalante de ladite personne mélangée à une certaine volonté de bien affirmer sa présence est quelque chose d’assez édifiant en fait.

Et que dire de toutes celles et ceux qui abusent de cela dans les transports en commun ? Dans une rame de métro ça peut encore passer : dans certains cas le bruit des wagons sur les rails couvre les conversations. Mais lorsque l’on est dans un train par exemple et que l’ambiance est plutôt calme ? Non il n’y a rien à faire : des fois je ne comprends décidément pas l’être humain.

Que faire si c’est un.e proche?

On peut néanmoins limiter un peu la casse lorsque les gens se connaissent. En effet les voix qui portent sont fréquentes dans les espaces publics tels que la rue. Et elles proviennent de personnes que l’on ne connait pas pour la plupart du temps…

Lorsque les gens se connaissent donc c’est tout de même plus facile à gérer. Parce qu’on sait que la personne est comme cela et qu’elle sait aussi se modérer logiquement par elle-même. Et qu’il est toujours plus facile de dire poliment à celle-ci de baisser un peu le volume sans qu’elle s’en offusque trop.

Enfin normalement.

E D I T H D E N A N T E S

Auteur : Edith de Nantes

Personnage Libre. C'est déjà bien mais c'est perfectible.